La valise des créatures : explorez la magie du film « Les Animaux Fantastiques »

9791033900023-001-X.jpeg

Quelques jours après avoir vu « Les Animaux Fantastiques » au cinéma, c’est en allant faire un tour dans l’Espace Culturel Leclerc de ma petite ville, que je me suis arrêté devant les livres dérivés du film. J’ai feuilleté rapidement les livres publiés par Harper Collins et le seul qui me faisait de l’œil c’était « La Valise des créatures ». Ne comptant pas acheter le script du film (si un roman était prévu, je l’aurais mis dans ma liste d’envie mais les scripts ne m’attirant vraiment pas), je souhaitais avoir un livre qui me permette de replonger dans l’ambiance du New-York des années 20 avec Norbert Dragonneau et ses créatures fantastiques. Je ne suis pas pour les produits dérivés à outrance qui sont plus une opération purement marketing mais j’avoue que certains produits valent le coup.

Quand j’ai eu en main « La Valise des Créatures », j’avais les yeux émerveillés comme quand j’ai lu pour la première fois Harry Potter à l’école des sorciers, on retrouve son âme d’enfant, on remonte le temps en se rappelant l’univers d’Harry Potter, l’impatience ressentie à la veille de la sortie d’un nouveau tome, les nuits blanches et l’envie de continuer à le lire jusqu’à la dernière page.

Mon avis :

Comme je le disais, « La Valise des Créatures » est un livre luxueux aux finitions parfaites, représentant la valise de Norbert Dragonneau et s’ouvrant sur le côté droit.

Sur la couverture, le titre et les différentes inscriptions sont en lettres dorées et « Les Animaux Fantastiques » sont mises en relief. Sur la quatrième de couverture, l’étiquette au nom de Norbert nous plonge directement dans l’univers du film et indique le contenu du livre.

D’après ce qui est indiqué, ce livre est la complémentarité du film, on va découvrir les étapes de sa réalisation, les fiches des personnages et des acteurs, les lieux de tournage, des détails historiques, des anecdotes, des révélations…

Bien plus qu’un simple livre, MinaLima, l’entreprise graphique qui a conçu tous les accessoires de la saga Harry Potter et des Animaux Fantastiques, nous fait rentrer dans une expérience enrichie et interactive grâce aux documents accompagnants les différents chapitres.

On a affaire à un vrai travail de professionnel, cela se voit à la qualité du papier et des photographies, au souci du détail, ils savent que les fans de l’univers de J.K. Rowling sont exigeants et veulent des produits de qualité quitte à y mettre le prix.

C’est bien joli tout ça mais je papote, je papote et je ne vous ai pas encore parlé de l’essentiel… ce que renferme ce livre. Prêts à me suivre ?

Le contenu :

Le sommaire : une vue générale qui permet en un clin d’œil de voir le contenu de chaque chapitre, l’histoire se déroulant dans les années 1920, les illustrations sont raccords avec cette époque donnant ce cachet ancien

L’avant-propos : autre surprise, Eddie Redmayne qui joue le rôle de Norbert Dragonneau a laissé un message sur ses impressions quant à son rôle ce film, le travail avec J.K. Rowling et David Yates…

L’introduction : « Retour dans le monde magique » annonce la couleur avec un petit rappel sur cette nouvelle saga basée sur le livre « Les Animaux Fantastiques », manuel scolaire écrit par Norbert Dragonneau mais aussi à l’univers cinématographique d’Harry Potter.

On apprend comment cette nouvelle saga a pu voir le jour et l’investissement de J.K. Rowling dans ce nouveau projet, cette fois-ci uniquement cinématographique.

Les pages suivantes nous en dévoilent plus sur l’histoire du film, les impressions de David Heyman, producteur de la saga « Harry Potter » et des « Animaux Fantastiques », de David Yates ; sur la situation des sorciers aux États-Unis qui contrairement à leur homologues britanniques doivent vivre dans l’ombre de peur d’être traqués par les Non-Maj.

Poussés à la délation par Mary Lou Bellebosse, directrice de la Fondation du Nouveau Salem, une association qui encourage les Non-Maj à la dénonciation des sorciers pour les exterminer.

Chapitre 1 : Norbert Dragonneau, au programme, une présentation détaillée de Norbert, son parcours, des détails sur sa personnalité vue par J.K. Rowling, David Yates et bien sûr Eddie Redmayne, accompagnée de photos des accessoires de Norbert, d’un véritable extrait d’article de journal (version sorcier) et de d’informations sur la conception de sa baguette magique.

Norbert ayant sa présentation, il va de soi qu’Eddie Redmayne à la sienne, enfin c’est une présentation axée sur son personnage dans le film et sur le choix de cet acteur, vous n’apprendrez rien sur sa carrière cinématographique mais les explications sur le manuscrit de Norbert sont intéressantes.

On termine ce chapitre avec la page « Costume » illustré par les différentes phases de conception du costume de Norbert et les propos de Colleen Atwood, la créatrice des costumes et ceux d’Eddie Redmayne.

Chapitre 2 : Jacob Kowalski, Porpentine Goldstein (Tina) et Queenie Goldstein, ce chapitre est similaire à celui sur Norbert.

Présentation de Jacob Kowalski, informations sur son costume avec la visite de son appartement et des détails sur son ex-fiancée Mildred.

Présentation de Porpentine Goldstein (Tina), même présentation que les précédentes avec la présence de son « Identification Card » (l’équivalent de notre carte d’identité, version MACUSA), pas de partie « Costume », juste le croquis final illustrant la présentation de son personnage, ni de détails sur sa baguette magique.

Présentation de Queenie Goldstein, sœur de Tina, la présentation est plus courte que celle de Norbert et Tina, deux pages seulement sur Queenie et Alison Sudol qui joue le rôle de Queenie. La description de sa baguette magique est présente, pas de description de son costume, tout comme sur celle de sa sœur, un simple croquis illustre la présentation de son personnage.

Trois pages sur l’appartement de Queenie et de sa sœur Tina avec des anecdotes sur les produits ménagers présents, des détails sur la décoration et l’architecture de leur logement et une illustration des exemplaires du magazine magique féminin de Queenie.

Chapitre 3 : New-York, chapitre très long par rapport aux précédents, six pages consacrées à New-York, beaucoup d’informations sur comment les réalisateurs ont recrée le New-York des années 20, tout le travail en amont nous est dévoilé dans les moindres détails accompagné de photos du tournage.

Présentations de la Steen National Bank, informations sur les Brownstones (là où se trouve l’appartement de Tina et Queenie), les immeubles new-yorkais, les boutiques, les costumes ainsi que les véhicules de tournage.

Présentation de la famille Shaw : le sénateur Henry Shaw (fils aîné d’Henry Shaw), Henry Shaw sénior (magnat des médias), Langdon Shaw (fils cadet).

Présentation de la salle de rédaction de Shaw et des différents bureaux des journalistes, la mairie avec le tract de la campagne de Shaw illustre la campagne politique du Sénateur Shaw ; le Diamond District incluant le storyboard de la scène avec le Niffleur, le zoo de Central Park et Times Square avec ses affiches de théâtre réalisées pour le film.

Deux pages sur la conception des costumes accompagnées d’anecdotes et de photos.

Chapitre 4 : le MACUSA, présentations de Percival Graves et Colin Farrell, similaires à celles de Norbert Dragonneau et d’Eddie Redmayne avec en plus un aperçu du bureau de Percival.

Présentation de Séraphine Piquery (Présidente du Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), identique à la présentation de Percival.

Présentation du MACUSA, de son logo avec un exemplaire d’une notice de contravention du Congrès Magique des États-Unis d’Amérique, la façade du MACUSA ; le département des enquêtes prioritaires avec un dossier classé comportant une carte détaillée des zones sensibles où sévissent les complots et les crimes.

Le service de dactylographie ainsi que les cellules de la mort avec des détails intéressants sont également présents.

Le bureau pentagramme où se rassemblent les sorciers, la presse des sorciers avec ses exemplaires d’Unes ainsi que deux pages sur le graphisme terminent ce chapitre.

Chapitre 5 : la FPNS (Fondation Philanthropique du Nouveau Salem), comportent quatre pages sur le fonctionnement de la fondation et donnent des détails sur les décors et comporte un exemplaire des fameux tracts de Mary Lou Bellebosse.

Celle-ci à sa présentation, ainsi que Credence, Modesty (les enfants que Mary Lou a adoptés) et Chastity (travaille pour Mary Lou).

Chapitre 6 : le Cochon Aveugle, pour ceux qui n’ont pas vu le film, vous devez vous demandez c’est quoi ce titre ?, je vous l’expliquerais plus tard.

Présentation de Gnarlark, un gobelin qui dirige le Cochon Aveugle.

Présentation du Cochon Aveugle, bar clandestin comme il y en avait réellement à cette époque aux États-Unis. Quatre pages d’anecdotes sur ce lieu mystérieux et secret.

Deux pages d’avis de recherche (j’essaie de ne pas spoiler, vous ne saurez pas qui c’est) avec les exemplaires réels rangés dans un dossier du MACUSA avec la mention « Urgent ».

Chapitre 7 : La scène finale, présentation des lieux de la dernière scène du film : Ginzberg Delaunay, l’entrepôt, le métro new-yorkais, la pâtisserie Kowalski.

On retrouve une étiquette comme celle de la quatrième de couverture avec un message de David Heyman qui conclut ce chapitre.

Chapitre 8 : La valise de Norbert, « Dans la valise de Norbert », comporte quatre pages d’informations sur sa valise aux pouvoirs magiques, sur le tour de passe-passe à l’intention des Non-Maj, des informations sur l’environnement où se trouvent les créatures de Norbert dans sa valise et des informations sur le tournage.

« La cabane de Norbert » composée elle aussi de quatre pages contient des informations sur le lieu où il travaille à proximité de ses créatures magiques, dans un dossier du MACUSA, on trouve une magnifique carte « Mapa Mundi » du monde.

« Concevoir la créature parfaite », le titre parle de lui-même, partie de quatre pages où on nous explique comment ont été conçues les créatures magiques.

Présentation des différentes créatures de Norbert à commencer par le Niffleur, cette créature m’a littéralement conquise (j’en aimerais bien un à la maison), l’Éruptif, la Demiguise, l’Occamy, le Botruc, le Murlap, le Vaudelune, les Doxys, le Billywig, le Démonzémerveille, le Runespoor, le Grapocorne, le Focifère, le Nundu, le Dirico et pour finir l’Oiseau-Tonnerre.

J’ai aimé :

  • Les illustrations magnifiques, les photographies, les croquis ainsi que les autres éléments qui donnent du sens et dynamisent les explications.
  • Le papier lisse utilisé et l’orthographe parfaite.
  • Les informations sur le tournage, sur le choix des acteurs, des lieux…
  • Les détails sur le MACUSA et son fonctionnement.
  • L’existence des sorciers aux États-Unis qui doivent cacher leurs pouvoirs aux Non-Maj.
  • Le chapitre sur New-York.
  • Les documents réels mis dans certains chapitres qui avec les illustrations d’époque font de ce livre une expérience totalement inédite.
  • Le dernier chapitre sur Norbert, tout le processus de création des créatures, la présentation de celles-ci, notamment du Niffleur.
  • Le fait d’avoir tout ce qu’on voulait savoir dans un ordre logique et parfaitement cohérent.

Ce qui peut (éventuellement) poser problème :

  • Son prix (personnellement, le prix me paraît plus justifié pour un livre aussi complet que pour les livres illustrés d’Harry Potter) mais je comprends que 39,90 € est cher pour un livre.

Un luxueux cadeau de Noël à offrir aux fans de l’univers d’Harry Potter et de J.K. Rowling !

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

4 réflexions sur “La valise des créatures : explorez la magie du film « Les Animaux Fantastiques »

  1. Jaded dit :

    Je n’ai pas pu résister, quand je l’ai vu, j’ai su qu’il me le fallait cette année au pied du sapin! Et cet avis me conforte d’autant plus dans mon choix… ^^

    Sur une autre note, j’aime beaucoup ton blog, il est hyper agréable à lire et tes critiques sont intéressantes et biens construites!

    J'aime

    • piccolinavoce2204 dit :

      Wow, merci beaucoup Jaded !
      Cela me touche d’autant plus que je suis loin d’être une experte dans la conception d’un blog.

      Concernant la valise des créatures, tu ne devrais pas regretter ton choix.

      Aimé par 1 personne

      • Jaded dit :

        Oh, mais de rien! Même si tu estimes ne pas être une experte, la lecture de tes critiques, l’allure générale de ton blog, tout est hyper agréable!

        Et ça y est, je l’ai eu – et lu – et effectivement, j’ai beaucoup aimé. Ce livre est un véritable petit bijou que je suis ravie d’ajouter à ma collection (d’ailleurs, je pense écrire d’ici peu une critique de cet ouvrage sur mon blog, histoire de le faire découvrir à d’autres personnes, parce qu’il vaut vraiment le détour!)

        Aimé par 1 personne

  2. piccolinavoce2204 dit :

    Merci Jaded, ça me touche beaucoup.

    Il y a tellement de blogs, de sites sur les chroniques de livres que j’ai mis énormément de temps avant de me décider à me lancer.

    Pas facile de se faire une place parmi toutes les chroniqueuses déjà présentes.

    Concernant ce livre, c’est presque une oeuvre d’art, il est très luxueux 40 euros qui pour une fois sont justifiés comparé à la version illustrée des tomes d’Harry Potter qui coûtent plus cher en France qu’aux Etats-Unis.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s