Filles de la mer de Mary Lynn Bracht

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Résumé :

Il est parfois plus difficile de respirer en dehors de l’eau que dans les profondeurs des vastes océans… 

Sur l’île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite sœur Emi appartiennent à la communauté haenyeo, au sein de laquelle ce sont les femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée.

Un jour, alors qu’Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Aux deux filles on a maintes fois répété de ne jamais se retrouver seules avec un soldat. Craignant pour sa sœur, Hana rejoint le rivage aussi vite qu’elle le peut et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie.

Ainsi commence l’histoire de deux sœurs violemment séparées.

Alternant entre le récit d’Hana en 1943 et celui d’Emi en 2011, Filles de la mer se lit au rythme des vagues et dévoile un pan sombre et bouleversant de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Asie. Au fil du récit, par la grâce de leurs liens indéfectibles, les deux héroïnes nous ramènent vers la lumière, où l’espoir triomphe des horreurs de la guerre.

« Un premier roman époustouflant. » Publishers Weekly.

Pour l’acheter : Robert Laffont

L’auteur :

Américaine d’origine sud-coréenne, Mary Lynn Bracht vit aujourd’hui à Londres. Elle a passé son enfance et sa jeunesse au Texas, au sein d’une communauté de Sud-Coréennes, et a été influencée par les épreuves qu’ont endurées sa mère et des milliers d’autres femmes qui ont grandi en Corée après la guerre. Filles de la mer est son premier roman.

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Mon avis :

Passionnée par la Corée du Sud et sa culture, il me tardait de découvrir ce livre qui s’est révélé encore un coup de cœur 2018. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un livre sorte sur ce sujet si sensible, les éditions Robert Laffont m’ont fait une agréable surprise en publiant le premier roman de Mary Lynn Bracht la même année que sa sortie en VO.

Mary Lynn Bracht a su aborder tous les sujets liés au traitement des Sud-coréens durant l’occupation japonaise tout en mettant en avant le métier des femmes de l’île de Jeju faisant des « Filles de la mer » un livre complet au sujet parfaitement maîtrisé qui devrait plaire autant aux personnes qui ne connaissent pas l’histoire coréenne qu’à celles qui l’ont déjà abordée. 

Dans le prologue se dévoile à travers les bribes du rêve d’Hana, l’histoire des femmes haenyeo durant l’occupation de la Corée du Sud par le Japon.

Été 1943, Île de Jeju.

Hana, 16 ans a toujours vécu sous l’occupation japonaise en tant que citoyenne de seconde zone.

Malgré l’éducation japonaise obligatoire et l’interdiction d’utiliser sa langue maternelle, le coréen, elle est fière d’être une haenyeo, une plongeuse, le travail des femmes sur l’île de Jeju.

Au marché, les femmes revendent le produit de leurs pêches et jouissent d’une indépendance rare à cette époque. C’est ici que le sujet dont on ne pas parler est chuchoté par les plus courageux.

Comme toute occupation, les Sud-coréens se soumettent aux ordres de l’armée japonaise quels qu’ils soient (taxes élevées, dons à l’armée, rafle des hommes pour être de la chair à canons et des enfants, main d’oeuvre dans les usines nippones…).

Hana a la joie d’avoir une petite sœur Emi.

Le fil conducteur de ce roman est une promesse qui s’avérera lourde de conséquences pour Hana. Lire la suite

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Le Judas du Diable de Jean Siccardi

 

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Résumé :

Hôtel du Pont. Chambre 6. Des clients solitaires de passage en Provence que l’on ne reverra jamais plus. Presque dix ans plus tard, des lettres retrouvées signées d’un énigmatique employé dénoncent les crimes perpétrés par un couple d’aubergistes crapuleux.

En 1951, tombé sous le charme de la région, un jeune couple anglais achète pour une bouchée de pain une auberge abandonnée sise sur une rive de la Siagne. Durant l’Occupation, l’ancien hôtel du Pont fut le théâtre de transactions et d’activités peu recommandables sous l’impulsion de ses propriétaires, les Boutarel.

Or, peu à peu, les murs de l’endroit délivrent leurs noirs secrets… Un artisan, Louis Reboux, découvre un paquet de lettres dénonçant des faits abominables. Ces lettres sont signées d’un énigmatique employé, dont les Boutarel, décidément sans scrupules, ne se méfiaient pas…

D’après une histoire vraie. Une déclinaison de « L’Auberge rouge sous le ciel de Provence ».

Interview de Jean Siccardi sur « Le Judas du Diable »

Où l’acheter : Librairies, Amazon, Fnac…

L’auteur :

Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre et de romans, Jean Siccardi est un polymorphe de l’écriture.

Mon avis :

Remerciements à Babelio et Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire ce livre grâce à la « Masse critique » organisée.

Mai 1951. L’histoire de Louis Reboux, matelassier/cordeur à Saint Cabraire, des souvenirs de sa jeunesse, la rencontre avec sa future femme, Albertine, avant que la Première guerre mondiale ne lui enlève son insouciance et sa joie de vivre.

Quatre ans de guerre ont laissé des séquelles autant physiques que psychologiques et le retour à un semblant de normalité est loin d’être facile.

Son métier va l’emmener à travailler pour un jeune couple d’Anglais qui a racheté l’hôtel du Pont.

Un hôtel qui n’a jamais eu bonne réputation depuis sa création en 1925 par les Boutarel.

Un couple qui se comportait comme s’ils faisaient partis de la noblesse mais qui se sont retrouvés mystérieusement riches au moment de l’apogée du nazisme.

Faisant déjà des activités illégales avant la guerre, Edgard Boutarel prend parti pour le fascisme de Mussolini et celui d’Hitler.

Après les Italiens, les Allemands s’installent à l’hôtel du Pont pour le plus grand plaisir des Boutarel. Le déclin arrive après le mariage de leur fille Rosalie avec un capitaine de la Wehrmacht. Avec le Débarquement en Provence, les Boutarel partent précipitamment de peur des représailles avec une partie de leur butin amassé durant la guerre direction l’Alsace.

Soi-disant maudit et hanté, l’hôtel fut racheté en 1951 par les Grant, un couple d’Anglais voulant mener une vie paisible. Louis Reboux et les propriétaires vont aller de découvertes en découvertes en réhabilitant l’hôtel.

Au fil des semaines, l’hôtel des Boutarel va dévoiler tous les sombres secrets et manigances de ses anciens propriétaires durant l’Occupation.

Des lettres de dénonciation de leur employé vont dévoiler toute l’horreur de la guerre.

Par l’histoire de la vie de Louis Reboux, Jean Siccardi dévoile les secrets les plus sombres de l’Occupation aux lecteurs. Lire la suite

L’oiseau des neiges de Tracy Rees

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L’oiseau des neiges de Tracy Rees paru chez Presses de la Cité est mon premier livre offert par Net Galley que je remercie. Une lecture intéressante sur la condition des femmes au XIXème siècle et où l’on voit que l’on peut se battre pour changer sa vie malgré les diktats de la société et du quand dira-t-on.

Résumé :

Janvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d’une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d’une promenade dans les bois du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l’hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l’enfant, qu’elle baptise Amy Snow. A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre.

Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l’aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l’héritage qui lui revient.

Amy s’embarque alors pour un périple aux quatre coins de l’Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre.

L’auteur :

Tracy Rees est née en Ecosse. Diplômée de Cambridge, elle a travaillé dans l’édition pendant huit ans avec de se tourner vers la psychologie. L’Oiseau des neiges est son premier roman.

Mon avis :

L’histoire se déroule au XIXème siècle, durant le règne de la reine Victoria.

On démarre notre lecture avec un prologue nous racontant brièvement la rencontre d’Aurelia avec ce bébé trouvé dans les bois enneigés.

Aurelia Vennaway, une jeune fille de bonne famille, en a plus qu’assez de cette vie dans une cage dorée mais si vide de sens. Avide de liberté, elle désire plus que tout s’affranchir des contraintes sociales et tente de se rebeller contre le destin que sa famille veut pour elle à l’image de la reine Victoria qui fait figure de modèle pour toutes les jeunes filles qui veulent changer leurs conditions. C’est une jeune fille au caractère affirmé qui ne comprend pas les différences sociales qui existent à cette époque.

Ivre de liberté, fuyant sa famille et les tensions qui règnent dans la demeure familiale, Aurélia part faire une petite promenade dans les bois environnants. C’est durant sa balade qu’elle découvrira un nouveau-né, abandonné dans la neige. Ne trouvant personne à proximité, elle prend le bébé et le ramène chez ses parents. Par souci de faire bonne impression dans le comté et faire preuve d’acte charitable, ils accèdent sur les insistances de leur fille à recueillir cette petite-fille et à ne pas la laisser dans un orphelinat.

Amy Snow est le nom donné par Aurelia au bébé qu’elle a recueilli, celle-ci sera élevée par les domestiques et par Aurelia quand elle peut s’esquiver des attentes familiales qu’impose sa condition sociale.

Sir Charles et Lady Célestina, les parents d’Aurelia sont très frivoles et ne pense qu’au quand dira-t-on.

Leur demeure bien qu’immense est froide et sans chaleur aux yeux d’Aurelia. Ses parents l’aiment à leur manière, quand elle se comporte comme toute jeune fille de la bonne société doit l’être.

La preuve l’est quand Aurelia ramène le bébé presque mort de froid et que ses tantes ne pensent qu’à la toque de fourrure qu’elle a perdu. Aurelia ne comprend pas pourquoi une toque est plus importante qu’une vie humaine. C’est là qu’on lui fera comprendre qu’il y a plusieurs catégories sociales, que tous les bébés ne sont pas tous élevés pareil, qu’elle est une privilégiée. Lire la suite

Kate Furnivall – La concubine russe (The Russian concubine 1)

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Résumé :

Chine, 1928. Chassée de sa Russie natale par les bolcheviques, la belle Valentina s’est réfugiée avec sa fille Lydia à Junchow, au nord de la Chine. Elles tentent de survivre, aristocrates mais ruinées, méprisées par toute la colonie occidentale de la ville. Très vite, Lydia devient un pickpocket hors pair, mais l’un de ses vols tourne mal. Condamnée à mort, elle est sauvée in extremis par un mystérieux Chinois, Chang An Lo, qui vit dans la clandestinité depuis son adhésion au Parti communiste. Entre eux naît une passion irrésistible, forcément impossible : tout les sépare. Mais les deux amants prennent tous les risques, au péril de leurs vies. Lydia devra alors choisir entre son amour impossible pour un fugitif consumé par ses idéaux et la fuite en Russie pour y retrouver ses racines…

Première parution par Calmann-Lévy sous le titre « Le Jade et le rubis ».

L’auteur :

Kate Furnivall est née au pays de Galles de parents danois et russes. Elle vit au Devon avec son mari et ses deux enfants. La Concubine russe, son premier roman, tiré de l histoire de sa propre mère, est un best-seller international.

Mon avis :

Coup de cœur pour le premier livre de Kate Furnivall publié par les éditions Charleston,                     un bijou à petit prix qui nous fait voyager de la Russie à la Chine sans qu’on voie le temps passer !

Inspiré par l’histoire personnelle de la mère de Kate Furnivall, au travers de son premier roman, l’auteure nous fait découvrir l’histoire de la famille Friis.

Tout commence en décembre 1917, dans la campagne sibérienne. Enfermés dans des wagons à bestiaux, une famille d’aristocrates danois, Jen Friis, Valentina, sa femme et Lydia, leur petite fille, se retrouvent persécutés par les bolchéviques après la fin du règne des Romanov.

De multiples épreuves attendent Valentina et sa fille pour prendre un nouveau départ. Lire la suite

Wendy Holden – Naître et survivre : les bébés de Mauthausen

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« Parfois même vivre est un acte de courage. » Sénèque

— Attendez-vous un enfant, madame ?

Soucieuse d’éviter son regard, elle baisse les yeux et aperçoit le reflet de son corps nu dans les bottes impeccablement cirées du docteur. Elle presse violemment ses paupières l’une contre l’autre pour échapper à cette vision humiliante. Puis elle secoue la tête, elle aussi.

— Nein, répond-elle.

Résumé : 

  1. Envoyées dans les camps avec les millions de victimes de l’holocauste, trois femmes enceintes : Priska, Rachel et Anka. Trois bébés naissent à quelques semaines d’intervalle dans les plus épouvantables circonstances, en déportation. Ils pèsent moins de 1.5 kilos, leurs mères une trentaine et sont orphelins de pères, tués par les nazis. Malgré le froid et la faim, femmes et enfants survivront. Soixante-dix ans plus tard, ces sœurs et frère de cœur racontent l’incroyable histoire de leurs mères qui défièrent la mort pour leur donner la vie.

Grâce à une méticuleuse enquête, qui se fonde sur des courriers, des archives historiques et les souvenirs de ces survivants, Wendy Holden nous livre un témoignage remarquable et nous émeut avec l’incroyable histoire de ces femmes qui défièrent la mort pour donner la vie.

Plus qu’un livre, une belle leçon de vie et de courage à travers l’histoire de Priska, Anka et Rachel.

L’auteur : Wendy Holden est l’auteure de plus de trente livres de fiction et de non-fiction parmi lesquels de nombreux best-sellers internationaux. Journaliste respectée du Daily Telegraph de Londres, elle a couvert plusieurs guerres à travers le monde, en particulier en Irlande du Nord, en Europe de l’Est et au Proche-Orient. Elle vit actuellement à Suffolk en Angleterre.

Mon avis : J’ai découvert ce livre par hasard en cherchant des blogs et sites de chroniqueurs littéraires, je ne savais pas du tout qu’un livre sur ce sujet était sorti, la preuve est que j’ai dû le commander sur Internet car impossible de l’avoir rapidement en librairie et je n’avais pas envie d’attendre trois semaines pour le lire. Ce livre peut être dur à lire pour certaines personnes, personnellement je l’ai lu en quelques jours, basé sur des témoignages, Wendy Holden nous emmène dans une des périodes les plus sinistres de l’histoire. Quand vous lisez ce livre, vous ne pensez pas à ce que vous avez appris dans les cours d’histoires du lycée, vous redémarrez de zéro.              

Il est difficile de donner son avis sur un livre tel que celui-ci mais ce que je peux affirmer c’est que cette histoire vraie est une belle leçon de courage et d’humanité.  Lire la suite

Susanna Kearsley – Comme la mer en hiver

 

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Résumé : Printemps 1708, une flotte jacobite de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d’Écosse afin de réclamer sa couronne.

De nos jours, Carrie McClelland s’inspire de cet épisode historique dans son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au cœur d’un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d’une de ses ancêtres, Sophia, et commence à écrire.

Mais elle se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé…

Une histoire d’amour puissante et ensorcelante, entre passé et présent !

L’auteur : Susanna Kearsley est née au Canada. Après avoir été conservatrice de musée, elle décide de se lancer dans l’écriture. Ses romans, tous best-sellers du New York Times ont été traduits dans 14 pays, sélectionnés pour le club de lecture Mystery Guild, leurs droits ont été achetés en vue d’une adaptation cinématographique.

Mon avis : J’ai beaucoup entendu parler de ce livre, passionnée par les livres se passant en Ecosse, grande fan d’Outlander de Diana Gabaldon, je me devais de le lire.

Bien qu’ayant apprécié l’histoire et la manière dont l’auteure nous la décrit, j’ai trouvé que l’histoire s’étirait en longueur, qu’il manquait ce quelque chose qui vous tient en haleine jusqu’à ce que vous ayez lu la dernière page. Lire la suite