L’aile des vierges de Laurence Peyrin

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Résumé :

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ?

Un extraordinaire portrait de femme libre !

Angleterre, avril 1946.

La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd.

Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe.

Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne.

Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

L’auteur :

Laurence Peyrin est une femme de lettres française.

Elle a été attachée de presse pour Marlboro F1 (1987-1989), journaliste au Dauphiné Libéré (1989-2010) et intervenante cinéma de MeMyBoss depuis 2010.

Son premier roman « Stockholm » est paru en 2014.

Elle obtient le Prix Maison de la Presse en 2015 avec « La drôle de vie de Zelda Zonk ».

Mère de six enfants, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège de l’agglomération grenobloise où elle réside, aux voyages (souvent à New York) et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie.

Laurence Peyrin redonne vie à ses personnages dans Hanna (Kero, 2015).

Elle publie ensuite Miss Cyclone (2017) puis L’Aile des vierges (2018) chez Calmann-Lévy.

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Mon avis :

Je ne pourrais jamais assez remercier NetGalley et les éditions Calmann-Lévy pour m’avoir fait découvrir une si sublime et passionnante lecture. Je l’avoue, j’ai souvent des coups de cœur mais certains sont très particuliers comme ce fût le cas avec « L’aile des vierges », une lecture qui m’a prise, m’a emportée et il faut bien le reconnaître m’a fait passer une belle nuit blanche.

5 avril 2010, New-York.

L’ouverture d’une galerie en hommage à ses grands-parents fait de Thalia, la porte-parole de la famille.

1946, Comté du Kent, Angleterre.

Maggie Fuller O’Neill, descendante d’une lignée de femmes qui ont décidé qu’elle devait s’gagner pour défendre leur convictions à l’instar d’Augusta O’Neill, sa grand-mère, infirmière et faisant partie des premières suffragettes. Celle-ci a donné à sa fille Elizabeth, une certaine éducation en avance sur son époque, une certaine indépendance qui lui a permis de ne jamais dépendre d’un mari ou d’un homme tout court. 

Autant dire que Maggie a de qui tenir. Que diraient-elles si elles voyaient à quoi elle en est réduite ? A 26 ans, domestique pour une famille aristocrate britannique à Sheperd House, un manoir où les manières (courbettes, vocabulaire…) sont toujours aussi maniérées et d’une autre époque. Elle qui ne jure que par l’égalité des sexes, le droit des femmes tombe de très haut.

Avant d’épouser son mari, Maggie rêvait de faire des études pour être médecin en Amérique. Etre libre de faire ce qu’elle veut, où elle veut, de choisir elle-même son destin… malheureusement celui-ci en a décidé autrement.

Le seul semblant d’humanité qu’elle va trouver à son travail est sa rencontre avec Sir Albert, le patriarche de la famille Lyon-Thorpe. Très âgé, ses souvenirs s’embrouillent et on le laisse vagabonder sous surveillance dans le parc du manoir. C’est d’ailleurs dans celui-ci qu’elle va faire sa connaissance.

John Lyon-Thorpe est l’héritier de Sheperd House. Son regard lointain en apparence, son manque d’intérêt pour les choses mondaines et les tâches qui incombent à un membre de l’aristocratie font de lui une personne étrange, mystérieuse qui va troubler Maggie jusqu’au jour où une relation aussi passionnée qu’interdite va commencer pour ces deux êtres de deux mondes différents et si semblables dans leurs cages dorées.

Maggie qui avait renoncé à l’amour suite à celui vécu avec son mari, un amour destructeur et violent semble renaître et recommencer à vivre.

Ses idées choquent car impensables pour les petites gens liés voire enchaînés à leur travail de servitude. Ce qui pour eux leur semble parfaitement normal met à mal les idéaux de Maggie qui va défendre Kitty, une amie et collègue mais aussi toutes les personnes qui gravitent autour d’elle. Sans le vouloir, Maggie va changer les mentalités et montrer qu’ils ont des droits et qu’ils peuvent changer leurs destins.

Tous les deux sont éperdus de liberté, John Lyon-Thorpe enchaîné à un mariage arrangé avec Pippa-ma-chère ne rêve que de l’Afrique pour se sentir enfin utile dans un pays qui en a cruellement besoin.

Maggie saura-t-elle faire les bons choix ? 

Sera-t-elle prête à tout quitter pour suivre celui qu’elle aime à l’autre bout du monde ?

L’aile des vierges vous transporte de l’Angleterre aux Etats-Unis jusqu’en Afrique, plus qu’une histoire, c’est un voyage vers la liberté, vers l’indépendance si chère à Maggie et John dans une histoire d’amour intense et passionnée semée d’embûches.

L’écriture est juste prenante, on s’attache à chaque mot, chaque lieu, chaque phrase, on dévore ces courts chapitres qui rendent le récit encore plus addictif. On vit avec Maggie, ses problèmes, ses doutes, ses choix… Plus qu’un livre, une héroïne qui se bat avec courage contre les préjugés, qui veut se sentir utile, qui veut laisser sa trace dans l’histoire tout comme l’ont fait avant elle ses ancêtres sans pour autant renoncer à l’amour quel qu’il soit.

Un roman qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus !!

Gros coup de cœur pour ce roman dans la lignée de ceux de Barbara Wood et de ses contrées lointaines, « L’aile des vierges » est un livre passionnant et bouleversant qui saura marquer de son empreinte ses lecteurs.

Vous l’aurez compris, j’ai été complètement retournée par ma lecture (dans le bon sens du terme), c’est des livres comme celui-ci que j’adore lire. Des livres qui ont ce petit quelque chose en plus qui ne vous fera pas lâcher votre lecture avant d’en avoir lu le dernier mot. Et quand on l’a terminé, on reste bouche bée devant la beauté d’un tel livre tellement celui-ci est puissant.

Une petite phrase avant de terminer extraite de ma lecture et qui m’a beaucoup touchée :

Pour Maggie, il était simplement l’âme-sœur, l’improbabilité d’une rencontre, le hasard de deux petits points sur une mappemonde, tous les deux au bon endroit, pour une fois. 

Un roman qu’il faut avoir dans sa bibliothèque, qu’on lit et relit sans jamais se lasser, qu’on découvre et redécouvre, chaque lecture apportant son petit plus.

 

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Farleigh Field de Rhys Bowen

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Résumé :

Lorsqu’un parachutiste trouve la mort sur le domaine ancestral de Farleigh Place, Lord Westerham et ses cinq filles, jusque-là épargnés, sont soudain touchés par la Seconde Guerre mondiale. L’inconnu est-il un espion allemand ? Agent du MI5 et ami de la famille, Ben Cresswell est chargé de mener secrètement l’enquête. Cette mission lui offre l’occasion de se rapprocher de Pamela, la troisième fille de Lord Westerham, dont il est amoureux. Mais elle aussi cache un secret : son travail au centre de décryptage de codes de Blechtley Park.

Au fil d’une enquête où se croisent traîtres et espions et qui le ramène inexorablement à Farleigh Place, Ben découvre l’existence d’individus dont les projets, s’ils réussissent, pourraient bien altérer le cours de l’Histoire.

En s’inspirant d’événements réels de la Seconde Guerre mondiale, Rhys Bowen entraîne son lecteur dans une saga fascinante où la famille, l’amour et la trahison traversent les classes sociales.

Où l’acheter : Amazon

L’auteur :

Rhys Bowen est l’auteur de plus de trente enquêtes historiques pour lesquels elle a reçu 14 prix littéraires, dont les prix Agatha, Antony et Macavity. Sa dernière enquête historique, Farleigh Field, a connu un très grand succès aux États-Unis et au Royaume-Uni avant d’être traduit en français. Née à Bath, en Angleterre, Rhys Bowen a vécu en Autriche, en Allemagne et en Australie. Elle partage désormais son temps entre l’Arizona et la Californie.

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Mon avis :

Merci à NetGalley et Amazon Publishing pour m’avoir fait découvrir Rhys Bowen à travers Farleigh Field. 

J’ai vraiment apprécié cette lecture, Rhys Bowen dépeint le quotidien des Anglais avec force réalisme et authenticité. Que ce soit le travail pour l’effort de guerre, les femmes qui veulent à leur manière y participer, le manque de nourriture et le marché noir mais aussi l’existence d’associations et de groupes pro-germaniques au sein de la société anglaise…

Emsleigh Kent, août 1939.

L’Angleterre se prépare à entrer en guerre tandis que Jeremy Prescott a eu son examen de pilote à la RAF. Ben rêve lui aussi d’être pilote même si en tant que fils de pasteur, il n’en a guère les moyens. 

Jeremy, Ben et Lady Pamela, la fille du Comte de Farleigh Place sont amis depuis leur enfance malgré leurs différence de statuts sociaux.

Partie 1 : Pamela.

Bletchley Park, mai 1941.

Jeremy au Stalag Luft, un camp pour les pilotes prisonniers, Lady Pamela se rend utile pour l’effort de guerre en cassant des codes.

Dans le domaine familial, un corps vient d’être découvert. L’identité de ce soi-disant soldat britannique reste un mystère, aucun soldat ne manquant à l’appel.

Deuxième partie : Ben.

Prison de Wormwood Scrubs, mai 1941.

Ben a été recruté par le M15 au service du contre-espionnage. De retour chez lui pour enquêter sur le jeune homme parachuté et déterminer s’il s’agit d’un espion, il retrouve son amour d’enfance lors du retour de Jeremy.

Dissimulant tous les trois des secrets, leur amitié sera mise en danger par la guerre.

A Paris, Margot, la sœur de Pamela est emmenée par la Gestapo. Son amant faisant parti de la Résistance, on lui propose un odieux chantage afin qu’elle soutire des informations à son amoureux, capturé par la Gestapo mais refusant de parler.

Toute la jeunesse de Farleigh Castle va devoir choisir son camp. Où qu’ils soient, ils vont devoir faire des choix qui ne seront pas sans conséquences pour leur avenir.

La famille Sutton et leurs amis vont chacun enquêter afin d’en savoir plus sur le mystérieux inconnu parachuté sur le domaine.

Est-il un espion ? Qui devait-il rencontrer ? Que penser du retour quasi-miraculeux de Jeremy ? Lire la suite

La Valse des mouettes de Madeleine Mansiet-Berthaud

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Résumé :

On l’appelle le paradis des enfers. Pour Gabrielle, marquée à jamais par la mort de sa mère lors d’un naufrage, le phare de Cordouan, où elle a rencontré Alexis et où elle travaille, est comme un refuge. Mais, en 1939, la guerre va anéantir toutes les illusions de la jeune femme.
Une croyance populaire affirme que les mouettes sont l’âme des marins disparus en mer…

La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le « Versailles des mers », situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.
Alors que les mesures contre les Juifs s’intensifient, Gabrielle s’étonne que son père Denis l’incite à rester au phare. Que craint-il donc pour elle ?

Drames, secrets, révélations sur sa mère et amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente et loin des siens…

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L’auteur :

Originaire de Mâcon, en Bourgogne, Madeleine Mansiet-Berthaud est férue d’écriture depuis toujours. Elle commence à écrire des poésies, des contes et des nouvelles pour plusieurs maisons d’édition. C’est une fois à la retraite qu’elle se lance dans l’écriture de romans.
Elle rencontre le succès avec sa trilogie sur les cagots d’Aquitaine (ces personnes mises à l’écart de la société, descendants présumés des lépreux), un sujet méconnu qu’elle souhaitait mettre en lumière. Madeleine Mansiet-Berthaud aime en effet réhabiliter des histoires et des personnages oubliés.
Aujourd’hui elle écrit sur des thèmes coups de cœur : un château, un voyage peuvent susciter une inspiration de roman. Elle est l’auteur de plus d’une vingtaine de romans, dont Bleu Gentiane et Les Nuits blanches de Lena parus aux Presses de la Cité.

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Mon avis :

Merci à NetGalley et à Laetitia Matusik, attachée de Presse aux éditions Presses de la Cité pour m’avoir permis de découvrir un autre titre de leur collection « Terres de France ». Pour être honnête, je ne suis pas du genre à lire les romans du terroir à part si le résumé me tente notamment si l’histoire a lieu en pleine guerre comme c’est le cas pour « La Valse des mouettes ». C’est le premier roman de Madeleine Mansiet-Berthaud que je lis même si « Les nuits blanches de Lena » me tente beaucoup de par son contexte historique. 

Printemps 1939, Meschers-sur-Gironde.

Depuis que sa femme Léa les a abandonné, Denis Ledur essaie de maintenir son bar « Le Mascaret » à flots. Sa seule raison de vivre est sa fille Gabrielle, seule femme auxiliaire au phare de Cordouan.

Gabrielle, qui malgré le très fort attachement de sa grand-mère Mélanie cherche à en savoir plus sur sa mère disparue dans un naufrage la ramenant en Amérique vers une nouvelle vie loin de sa fille.

C’est auprès de sa grand-mère qu’elle glanera des informations et qu’elle essaiera de comprendre.

Au phare de Cordouan, elle retrouve entre autres Alexis, un jeune homme dont elle tombera amoureuse et réciproquement. Mais la guerre qui semblait lointaine aux yeux des gardiens du phare arrive et avec elle les conséquences d’un secret qui s’il avait été révélé à Gabrielle aurait pu changer peut-être son destin.

Une lecture rapide malgré un début lent jusqu’à ce que la guerre éclate mettant en place les événements qui rendront intéressante l’histoire de Gabrielle et d’Alexis.

La partie se déroulant avant le début de la guerre m’a parue longue de par ses descriptions contrairement à la seconde partie qui m’a bien plus intéressée.

Lu en deux jours, j’ai apprécié ma lecture qui m’a permis de découvrir une région et dont l’héroïne m’a beaucoup touchée par son courage, sa détermination et sa force.

Une belle lecture sur fond historique qui devrait toucher les amateurs des romans de nos régions  !

Madeleine Mansiet-Berthaud a su retransmettre les liens mais aussi les secrets qui unissent une famille dans un roman tout en émotions !

Chère Mrs Bird de A.J. Pearce

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Résumé :

Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Londres, 1941.
À vingt-quatre ans, Emmy n’a qu’un rêve : devenir reporter de guerre. Un rêve qui semble sur le point de se réaliser lorsque la jeune femme décroche un poste au London Evening Chronicles. Enfin, Emmy va pouvoir entrer dans le vif du sujet, partir sur le front, se faire un nom au fil de la plume ! Las, c’est un poste d’assistante à la rédaction du magazine féminin Women’s Day qui lui est offert.

La mission d’Emmy : répondre aux courriers des lectrices adressés à Mrs Bird, la rédactrice en chef du journal. Mais attention, la terrifiante Mrs Bird est très stricte, et seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse expéditive dans le poussiéreux journal. Un cas de conscience pour la jeune journaliste qui refuse de laisser ses concitoyennes en mal d’amour et de soutien amical, errer dans les limbes en raison du diktat imposé par une vieille conservatrice bon teint. Et Emmy a un plan pour outrepasser l’autorité de Mrs Bird…

Alors que la ville sombre peu à peu sous les bombes, Emmy va mettre sa carrière en jeu pour venir en aide aux femmes restées seules à l’arrière. L’heure de la résistance féminine a sonné !

L’auteur :

Née dans le sud de l’Angleterre, titulaire d’un diplôme en histoire américaine, AJ Pearce travaille dans le marketing. Elle cultive une passion pour la presse magazine depuis l’enfance et collectionne les revues publiées pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs en découvrant un exemplaire de Woman’s Own daté de 1939 que lui est venue l’idée de son premier roman, Chère Mrs Bird.

Mon avis :

Merci à NetGalley et les éditions Belfond pour m’avoir permis de lire ce livre avant sa sortie. J’aime énormément les livres (fiction) sur la Seconde Guerre mondiale et « Chère Mrs Bird » me faisait de l’œil notamment par son résumé.

Londres, décembre 1940.

Emmeline Lake alias Emmy rêve de devenir correspondante de guerre mais sans expériences et étant une femme cela relève de l’exploit.

Après un entretien, elle pense devenir assistante pour le journal Evening Chronicle et se voit déjà au plus près de l’actualité de la guerre.

Ce qu’elle ne savait pas, c’était que le poste consistait à mettre de côté le courrier des lectrice de la revue féminine « Woman’s friend » correspondant à une certaine éthique, les autres étant directement mises à la poubelle. Malgré sa déception, Emmy s’arme de courage et met de côté les lettres jugées inacceptables car les sujets la touche beaucoup malgré la censure de sa supérieure Mrs Bird.

Dans le dos de celle-ci, Emmy va répondre à ces femmes en se faisant passer pour Mrs Bird au risque de se faire renvoyer.

A.J. Pearce met en avant le quotidien des femmes et leurs préoccupations au début de la Seconde Guerre mondiale. 

Tel un journal intime, l’histoire d’Emmy entrecoupée de lettres montre l’envie d’une jeune femme à devenir reporter de guerre tout en voulant se rendre utile comme tant d’autres femmes à cette époque. Une histoire ponctuée d’humour ce qui dédramatise le sujet principal : la Seconde Guerre mondiale et le rôle des femmes à cette époque.

Dommage que ce roman ne raconte que le début de la Seconde Guerre mondiale. Les majuscules omniprésentes tout au long de l’histoire en ont quelque peu perturbé ma lecture. A l’inverse, la manière dont l’auteur dépeint le quotidien et les soucis des femmes est vraiment intéressant.

Un roman qui se lit tout seul (s’il n’y avait pas la Seconde Guerre mondiale on pourrait le qualifier de feel-good) mettant en évidence le quotidien et le courage des femmes à se débrouiller seules sous les bombes allemandes durant les prémices de la Seconde Guerre mondiale ! 

A travers l’histoire d’Emmy, le lecteur découvre la guerre du point de vue des femmes et qui, malgré un attachement certain au style de l’auteur laisse un goût d’inachevé !

 

Femmes de l’ombre d’Helen Bryan

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Résumé :

Andalousie, juin 1553 – Le couvent de Las Golondrinas est menacé par l’Inquisition. L’abbesse et les sœurs n’ont aucun doute sur le sort qui leur est réservé et mettent tout en œuvre pour sauver cinq de leurs orphelines ainsi qu’un médaillon, bien le plus précieux de leur ordre.

Amérique du Sud, printemps 1983 – Après le passage d’un ouragan dévastateur, une petite fille est miraculeusement retrouvée vivante dans une barque avec, pour seul signe distinctif, un médaillon autour du cou. Peu de temps après, l’enfant est adopté par un couple d’Américains qui la prénomme Menina.

Dix-sept ans plus tard, Menina est devenue une jeune étudiante belle et intelligente. Amoureuse et même fiancée, l’avenir lui sourit jusqu’à ce qu’un événement dramatique fasse voler ses rêves en éclat. Elle s’enfuit alors en Espagne pour oublier son chagrin, et entreprend de découvrir l’histoire de son médaillon. Ses recherches la mènent vers un peintre du XVIe siècle qui signait ses toiles d’une hirondelle, la même qui orne le médaillon.

Réfugiée dans un couvent, elle découvre le récit des aventures de cinq orphelines cachées puis envoyées au « Nouveau Monde ». Quel est le lien entre ces jeunes femmes, le médaillon et Menina ? Est-ce le hasard qui l’a menée à ce couvent ou son destin ?

Roman sentimental et thriller historique, Femmes de l’ombre est un véritable voyage émotionnel à travers les siècles et les continents.

Où l’acheter : Amazon.

L’auteur :

Helen Bryan est née en Virginie et vit depuis longtemps à Londres.

Avocate de formation, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Auteur d’une biographie sur Martha Washington, elle est également l’auteur de « Les Mariées du Blitz » publié en France en 2016.

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Mon avis :

J’ai encore dans ma PAL, « Les mariées du Blitz », le premier roman de cette auteure mais quand j’ai lu sur NetGalley, le résumé de « Femmes de l’ombre », je l’ai tout de suite sollicité.

Passionnée par tout ce qui touche les périodes troubles de l’histoire et l’Inquisition vu du côté espagnol m’intéressait particulièrement n’ayant lu que de rares bribes sur ce sujet. 

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman en auto-édition sur Amazon malgré un début un peu long à se mettre en place. Cette histoire assez incroyable est d’autant plus passionnante qu’elle renferme toutes sortes de descriptions et de détails qui nous immerge sur les lieux mêmes où se déroulent ce livre. Du courage est ce qui peut le mieux résumer ce roman, le courage de femmes qui ont su dépasser les préjugés et les difficultés pour arriver à leurs buts.

Couvent de Las Golondrinas, Andalousie, juin 1553.

Protégé de l’Inquisition par la reine Isabelle, le couvent accueille au sein de leur orphelinat, les fruits des amours illégitimes de la Cour.

C’est là que plusieurs des filles recueillies par les sœurs vont s’enfuir afin d’échapper à l’Inquisition. Profitant de leurs départ vers une destination très éloignée, la Supérieure va leur remettre un médaillon ainsi que la Chronique, deux choses inestimables qui ne doivent surtout pas tomber entre les mains des sbires de l’Inquisition.

Côte Pacifique, Amérique du Sud, printemps 1983.

La Mano del Diablo, l’ouragan le plus meurtrier depuis un siècle s’abat sur la Côte Pacifique emportant tout sur son passage… Sauf une petite fille miraculée portant seulement un étrange médaillon.

Andes, 1984.

Isabelita, la petite fille au médaillon est adoptée par un couple d’Américains et va vers sa nouvelle famille aux Etats-Unis.

Devenue adulte, elle n’a de cesse d’être la fille parfaite et fait le bonheur de ses parents adoptifs en acceptant la demande en mariage d’un fils issu d’une famille très aisée et respectée. Quand à Isabelita, elle pense plus à son mémoire sur Tristan Mendoza, un peintre du XVIème siècle qu’à son mariage, au grand désespoir de sa mère.

Fait mystérieux, une hirondelle identique à celle de son médaillon est sur les œuvres de ce peintre. Exposées au Musée du Prado, Isabelita va s’y rendre afin d’essayer de percer le secret de ses origines.

Son chemin va être semé d’embûches et elle va finir par se retrouver à l’endroit même où tout a commencé.

A la recherche de son passé, Isabelita va se retrouver mêlée à un secret qui peut changer l’humanité, la mettant en grand danger.

Qui est ce couple qui s’intéresse autant à elle et à son médaillon ?

Que recherche-t-ils ?

Quels mystères dissimulent le couvent de Las Golondrinas ? Lire la suite

Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly (Lilac girls 1)

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Résumé :

« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l’histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l’Histoire – et de l’histoire des femmes – ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai

« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d’autres. J’ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c’est tout son quotidien qui va être bouleversé.

De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.

Quant à l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes…

Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités commises.

Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l’Histoire à travers la quête de l’amour, de la liberté et des deuxièmes chances.

Pour l’acheter : Editions LeducAmazon

L’auteur : 

Martha Hall Kelly vit à Atlanta, en Géorgie, où elle écrit actuellement le préquel du Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux, son premier roman. Comparé à Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, inspiré de faits réels, il est devenu dès sa parution un best-seller du New York Times.

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Mon avis :

J’avoue qu’avec les Editions Charleston, c’est toujours de belles surprises même si je ne m’attendais pas à autant aimer ce livre et vous l’aurez encore compris c’est un de mes gros coup de cœur 2018. Pour un premier roman, l’auteur a su captiver ses lecteurs grâce à la manière dont elle nous présente le destin de ses trois femmes se battant chacune à sa manière pour ses convictions.

Ce qui est intéressant c’est de découvrir le quotidien de femmes ayant vécu dans des pays qui ont été frappé par la Seconde Guerre mondiale, la manière dont elles ont réussi à s’en sortir au prix de nombreux sacrifices, ce qui s’est passé d’un point de vue politique mais aussi l’enfer du camp de Ravensbrück.

J’avais déjà entendu parler des expériences pratiquées notamment sur les polonaises, ces soi-disant expériences scientifiques mais jamais de manière aussi précises.

Martha Hall Kelly a su nous montrer comment la guerre a marqué les Etats-Unis, la Pologne, l’Allemagne et ses habitants grâce à Caroline Ferriday, Kasia Kuzmerick et Herta Oberheuser.

Basé sur des faits réels, je ne connaissais ni Caroline Ferriday, ni Herta Oberheuser.

Dans mes cours d’histoire ou même dans mes recherches personnelles, je n’avais jamais entendu parler de ces femmes qui sont pourtant des héroïnes oubliées de l’histoire.

Et c’est ce qui m’intéresse quand je lis des livres sur la Seconde Guerre mondiale, dernièrement pas mal de romans décrivent de manière si détaillée les horreurs mais aussi ces héros pour que jamais ils ne soient oubliés de nos mémoires.

« Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux » est un livre très complet que ce soit d’un point de vue politique où comment celle-ci peut influencer le cours d’une guerre mais aussi l’après guerre avec le retour des déportés et la manière dont on doit reprendre le cours de sa vie après en avoir été privée pendant de longues années.

New York, septembre 1939.

Caroline Ferriday est bénévole au consulat français, lors d’un gala de bienfaisance, elle va faire une rencontre qui va changer sa vie.

Kasia Kuzmerick habite avec sa famille à Lublin, en Pologne. L’arrivée des troupes allemandes va bouleverser sa vie d’adolescente et la fera rentrer dans la Résistance polonaise.

Herta Oberheuser est une étudiante qui rêve d’être chirurgienne ce qui à l’époque et sous le règne de domination d’Hitler n’est pas envisageable. La Shoah va lui permettre d’exercer et de montrer de quoi elle est capable la mettant en première ligne des expériences au nom de la science dans le camp de Ravensbrück.

Caroline, Kasia et Herta n’auraient jamais du se rencontrer mais vont être réunies par les atrocités commises au nom de la science. Lire la suite

Filles de la mer de Mary Lynn Bracht

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Résumé :

Il est parfois plus difficile de respirer en dehors de l’eau que dans les profondeurs des vastes océans… 

Sur l’île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite sœur Emi appartiennent à la communauté haenyeo, au sein de laquelle ce sont les femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée.

Un jour, alors qu’Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Aux deux filles on a maintes fois répété de ne jamais se retrouver seules avec un soldat. Craignant pour sa sœur, Hana rejoint le rivage aussi vite qu’elle le peut et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie.

Ainsi commence l’histoire de deux sœurs violemment séparées.

Alternant entre le récit d’Hana en 1943 et celui d’Emi en 2011, Filles de la mer se lit au rythme des vagues et dévoile un pan sombre et bouleversant de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Asie. Au fil du récit, par la grâce de leurs liens indéfectibles, les deux héroïnes nous ramènent vers la lumière, où l’espoir triomphe des horreurs de la guerre.

« Un premier roman époustouflant. » Publishers Weekly.

Pour l’acheter : Robert Laffont

L’auteur :

Américaine d’origine sud-coréenne, Mary Lynn Bracht vit aujourd’hui à Londres. Elle a passé son enfance et sa jeunesse au Texas, au sein d’une communauté de Sud-Coréennes, et a été influencée par les épreuves qu’ont endurées sa mère et des milliers d’autres femmes qui ont grandi en Corée après la guerre. Filles de la mer est son premier roman.

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Mon avis :

Passionnée par la Corée du Sud et sa culture, il me tardait de découvrir ce livre qui s’est révélé encore un coup de cœur 2018. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un livre sorte sur ce sujet si sensible, les éditions Robert Laffont m’ont fait une agréable surprise en publiant le premier roman de Mary Lynn Bracht la même année que sa sortie en VO.

Mary Lynn Bracht a su aborder tous les sujets liés au traitement des Sud-coréens durant l’occupation japonaise tout en mettant en avant le métier des femmes de l’île de Jeju faisant des « Filles de la mer » un livre complet au sujet parfaitement maîtrisé qui devrait plaire autant aux personnes qui ne connaissent pas l’histoire coréenne qu’à celles qui l’ont déjà abordée. 

Dans le prologue se dévoile à travers les bribes du rêve d’Hana, l’histoire des femmes haenyeo durant l’occupation de la Corée du Sud par le Japon.

Été 1943, Île de Jeju.

Hana, 16 ans a toujours vécu sous l’occupation japonaise en tant que citoyenne de seconde zone.

Malgré l’éducation japonaise obligatoire et l’interdiction d’utiliser sa langue maternelle, le coréen, elle est fière d’être une haenyeo, une plongeuse, le travail des femmes sur l’île de Jeju.

Au marché, les femmes revendent le produit de leurs pêches et jouissent d’une indépendance rare à cette époque. C’est ici que le sujet dont on ne pas parler est chuchoté par les plus courageux.

Comme toute occupation, les Sud-coréens se soumettent aux ordres de l’armée japonaise quels qu’ils soient (taxes élevées, dons à l’armée, rafle des hommes pour être de la chair à canons et des enfants, main d’oeuvre dans les usines nippones…).

Hana a la joie d’avoir une petite sœur Emi.

Le fil conducteur de ce roman est une promesse qui s’avérera lourde de conséquences pour Hana. Lire la suite