Je suis née à Bergen-Belsen d’Yvonne Salamon et Frédérique Agnès

Résumé :

75 ans après la libération du camp de concentration allemand de Bergen-Belsen, ce livre réunit deux témoignages forts et inspirants. Celui d’Hélène, résistante française arrêtée, torturée puis déportée dans le camp. Et celui d’Yvonne, sa fille, née là-bas.

Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd’hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l’Histoire, en interrogeant sa propre identité, en sondant sa personnalité, en révélant aussi d’incroyables secrets familiaux. De chapitre en chapitre se noue, à travers le temps, les douleurs, l’espoir, la peur, un intense dialogue entre générations.

Ce livre, bien sûr, évoque l’horreur de l’entreprise concentrationnaire nazie. Mais, surtout, il surprend et inspire par les histoires dans l’Histoire qu’il développe.

Par quel miracle certains, dans les conditions de vie inhumaines d’un camp, réussissent-ils à faire preuve de la plus grande humanité ?

Quel sens des valeurs a pu pousser une mère et sa fille internées dans le même camp à offrir leur trésor – un morceau de chocolat – à Hélène lorsque celle-ci n’avait plus de forces mais était sur le point d’accoucher en cachette ?

Et pourquoi Yvonne bébé ne pleura-t-elle jamais durant les six mois vécus dissimulée dans le baraquement du camp, ne poussant son premier cri qu’après la libération de celui-ci ?

L’instinct de survie explique-t-il tout ?

« Je suis née à Bergen-Belsen » révèle ce qu’il y a de plus terrible et contrasté dans l’être humain : sa barbarie comme son humanité.

L’auteur :

Yvonne Salomon est psychanalyste. « Je suis née à Bergen-Belsen » est son premier livre écrit avec Frédérique Agnès.

Mon avis :

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S’il y a des livres à lire, c’est bien celui-ci. Ce livre devrait être lu dans les écoles durant les cours sur la Seconde Guerre mondiale. Le récit d’Hélène basé sur ses écrits et celui de sa fille Yvonne alternent et nous font revivre leur histoire. Au cours de votre lecture, vous remarquerez un petit chapitre informatif sur des lieux ainsi que des documents… Un livre très complet, très bien pensé et qui se lit très rapidement. Ce livre fait partie de ma « Sélection 2021 » et fut un de mes coups de cœur spécial. J’ai eu l’agréable surprise de redécouvrir Francine Christophe entre les pages. Après l’avoir découverte avec « L’enfant du camp », son histoire et celle d’Yvonne fait partie de ces vies incroyables, de cet instinct de survie, où la chance ne tient qu’à un fil, tel un miracle.

Pourquoi certains s’en sont sortis ? Pourquoi d’autres non ? 

J’ai trouvé un côté psychologique, du moins l’envie de comprendre d’Yvonne est fortement présente, comment ne pas se poser des questions, comment peut-on avoir du recul après avoir réchappé à l’inimaginable. Comme Francine Christophe le dit, je me suis toujours demandé malgré les difficultés d’après-guerre, comment personne n’a apporté une aide psychologique, on aidé les personnes qui ont souffert, qui ont eu des traumatismes, qui ont tout perdu et à qui on a dit d’oublier, d’effacer ce qu’ils ont vécu comme si rien ne s’était passé… 

Une rencontre, un acte d’humanité peut tout changer. C’est ce qui est arrivé à Frédérique Agnès et à Yvonne Salamon. Témoignage et réflexions, travail de recherches pour livrer aux lecteurs un dialogue imaginaire entre une mère et sa fille liées par un amour fusionnel, un amour qui résiste à tout.

Hélène Salamon, polonaise est partie en France, c’est dans ce pays que cette sage-femme va s’engager dans la Résistance. En 1942, Hélène doit protéger ses deux enfants avant l’arrivée des Allemands. L’amour d’une mère pour ses enfants, le sacrifice de devoir se séparer d’eux… Interdite d’exercer, elle devient agent de liaison. Nouvelle vie, nouvelle identité, nouveaux dangers. Le 10 février 1944, Hélène est arrêtée par la milice. Au cours de sa détention, elle comprend qu’elle est enceinte et cela change tout. De la Gestapo à Drancy sous la coupe d’Alois Brunner, Hélène pourra compter sur des actes de générosité, un petit geste qui dans ces circonstances peut vous sauver la vie. En mai 1944, Hélène arrive à Bergen-Belsen, le début du cauchemar va commencer. Hélène va connaître les privations, la faim mais savoir que son enfant est vivant va être son combat pour rester en vie coûte que coûte.

Yvonne a toujours eu soif de justice et se pose beaucoup de questions. A la recherche d’indépendance, elle va faire des études de médecine comme le voulait sa mère et va devenir psychiatre. Une manière d’aider les gens. Autour d’elle, Hélène assiste impuissante à la mort qui rôde telle celle d’Anne Franck.

A travers l’histoire de la mère, se lie les questionnements et les choix de sa fille. Comme une conversation à distance séparée par le temps.

De nombreux sujets sont abordés tel le pardon, la faim, les traumatismes, l’aspect psychologique…

Doit-on, peut-on pardonner quand des sons, des bruits, une langue font ressurgir le passé et toutes ses blessures ?

L’antisémitisme, la foi, les pogroms, la faim… autant de sujets importants qui sont évoqués de manière claire et accessible mais aussi l’histoire d’un peuple victime de persécutions depuis des siècles comme le fut la famille d’Hélène disparue à Treblinka.

Comment peut-on se reconstruire après avoir vécu les pires atrocités ?

Comment grandi un enfant au milieu des traumatismes de ses parents ?   Lire la suite

Les Orchidées rouges de Shanghai de Juliette Morillot

Inspirée d’une histoire vraie.

Résumé :

En 1937, Sangmi a quatorze ans lorsque son destin bascule à la sortie de l’école. Enlevée par des soldats japonais, elle est embarquée avec des dizaines d’autres Coréennes à destination de la Mandchourie. Enrôlée de force dans l’unité des  » femmes de réconfort « , elle connaîtra l’enfer des maisons closes que l’armée nippone a installées dans l’Asie à feu et à sang. Une force de caractère hors du commun, l’espoir de retrouver la trace d’un père français inconnu et une merveilleuse et impossible passion pour un officier japonais permettent à Sangmi de résister à sa terrible destinée. Au terme d’une terrible épopée qui la conduira de Séoul à Shanghai, de Singapour à Hiroshima, elle rencontrera l’amour, la passion et la loyauté.

De 1930 à nos jours, l’histoire vraie d’une femme de réconfort coréenne. Un sujet rarement sinon jamais évoqué en France, par une spécialiste de la Corée.

« Les Orchidées rouges de Shanghai » est un chant d’amour, empreint de parfums et de couleurs mêlés, à la mémoire de ces femmes de réconfort, ces oubliées de l’Histoire. 

L’auteur :

Juliette Morillot est née à Bar-le-Duc en Lorraine. Douée pour les langues (elle en parle une dizaine), elle se prend vite de passion pour l’Extrême-Orient et plus particulièrement pour le Pays du matin calme, la Corée. Elle y séjourne longuement et devient l’une des rares spécialistes de ce pays. Conférencière, journaliste, écrivain, elle a déjà publié quelques ouvrages sur le sujet parmi lesquels « La Corée, montagnes, chamanes et gratte-ciel » (Autrement, 1998) et « Le Palais de la colline aux nuages » paru aux éditions Plon en 1993.

Lors d’un séjour à Séoul, en 1995, Juliette fait la connaissance d’une ancienne femme de réconfort qui lui raconte sa vie. Cette rencontre émouvante lui inspire l’idée d’un roman sur ces femmes, « Les Orchidées rouges de Shanghai ».

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Mon avis :

Des romans sont parus ces dernières années mettant enfin en lumière l’histoire des femmes de réconfort. Ce sujet sensible, honteux fait le tour du monde, suscitant beaucoup d’intérêt. Parmi les différents romans lus sur ce sujet, celui-ci révèle toute l’atrocité, sans minimiser les faits. Passionnée par la culture coréenne, j’ai dévoré cette histoire, ce combat extraordinaire, cette lutte incessante pour être libre. A la lecture de ce récit, vous vous direz comment quelqu’un a pu vivre tout ça, a pu endurer ces atrocités, a pu être le témoin de tous les événements importants de l’histoire de l’Asie… Certes vers la fin, on peut se dire, ce n’est pas possible, c’est exagéré pour que l’auteur explique ce qui se passe en Malaisie, en Mandchourie… Je ne rentre pas dans ce débat car pour moi l’âme de ce roman est ailleurs. Mon avis ne pourra jamais rendre hommage au travail de recherche magnifique de Juliette Morillot qui a su si bien amener l’histoire de la Corée dans celle de Min Sangmi. J’ai énormément appris à travers ce livre (notamment la présence de femmes de réconfort australiennes et hollandaises, l’unité 731…) et je ne peux que remercier la maison d’édition Les Presses de la Cité d’avoir réédité ce roman avec une couverture si représentative de son histoire. Ce roman m’a donné envie d’en savoir plus sur les sujets abordés pour comprendre, pour apprendre…

J’ai eu un coup de cœur pour ce livre qui se révèle le plus complet que j’ai lu à ce jour sur les femmes de réconfort et sur le contexte historique remarquablement décrit. Un indispensable dans ma bibliothèque.

Divisé en quatre parties, quatre époques relatant l’histoire de Mun, une histoire dure, d’une rare violence mais nécessaire pour tenter de comprendre l’inimaginable.

Gros plus, une carte, un glossaire et une chronologie viennent compléter ce récit bouleversant.

Séoul, 1995.

Juliette Morillot raconte sa rencontre avec Mun halmeoni, une vieille dame qui vend ses produits dans la rue depuis quarante ans. Une rencontre qui a permis de mettre l’histoire de cette dame en lumière. C’est ainsi qu’est née l’adaptation libre et romancée du destin de Mun halmeoni. Pour rendre justice à ces victimes oubliées par l’histoire, pour médiatiser ce « problème » qui dérange encore aujourd’hui même après 76 ans, l’auteur est parti à la recherche des anciennes femmes de réconfort et d’anciens soldats japonais en Corée, au Japon, en Chine, en Malaisie, en Indonésie, au Cambodge, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis.

Tous ont parlé comme un exutoire aux lourds secrets dissimulés par honte, par peur, par culpabilité… Des enfances brisées par une guerre où les civils sont les dommages collatéraux des gouvernements de leurs pays. Le nombre des femmes de réconfort se comptent par centaines de milliers, des enfants, des jeunes femmes, des mères arrachées à leur enfance, à leurs foyers pour être au service de l’armée nippone.

Même les termes « femmes de réconfort » données à celles qui ont dû se prostituer est minimisé, cachant ce mur de la honte et du silence qui s’est brisé quand Kim Hak-sun intente un procès contre l’Etat japonais. Un esclavage sexuel qui reste un problème épineux des relations nippo-coréennes.

Des indemnités versées par le Japon mettent un terme à cette polémique dont le problème est pour eux réglé, faisant partie du passé. Un passé qui ne sera jamais oublié à l’heure où les victimes meurent, des associations voient le jour, des manifestations ont lieu tous les mercredis.

Mun s’est éteinte sans jamais rien avoir demandé, ni témoigné, l’une des nombreuses victimes de l’oubli.

Si vous tapez « femme de réconfort » ou « comfort women », unité 731, camp de Harbin sur Internet, vous trouvez de nombreux articles, sites, livres… qui pourront vous apporter des informations supplémentaires. Mon avis ne pourra jamais retranscrire l’émotion, le bouleversement que j’ai eu en découvrant ce récit.

« Nous avons été des milliers à subir cette infamie.                                                                               

A être violées quotidiennement. »

Première époque : Le rapt.

Kim Sangmi a vécu dans une famille aisée mais sans l’amour de sa mère qui porte toute son attention à sa dernière-née Kyoko. Son père est une personnalité éminente et respectée, docteur et professeur de médecine, un fervent patriote du Japon contrairement à Kim Sangmi qui a les mêmes valeurs patriotiques que ses grands-parents pour son pays.

Depuis 1910, la Corée est devenue une province de l’Empire japonais. Les Coréens durent subir la domination du Japon et la dictature de l’empereur Hirohito qui n’a cessé de les humilier et de les torturer dans l’indifférence des pays occidentaux.

Depuis toute petite, Kim Sangmi est mise à l’écart, reléguée avec son halmeoni dans une dépendance comme un secret honteux qu’il faut cacher.

Sous domination nippone, Kim Sangmi a dû changer de nom, parler japonais, s’habiller comme les Japonais, adopter le shintoïsme… Renier ses origines, ses croyances, son identité pour adopter celle de l’occupant.

25 ans après avoir été vaincu par les Japonais, de nouvelles lois sont promulguées dans le seul but de soumettre les Coréens à la doctrine japonaise.

A l’école, le programme n’est que propagande sur le Japon et tous les Coréens vivent dans la peur d’être dénoncés.

Le destin de Kim Sangmi prend un tournant décisif quand elle découvre que son père entretient une maîtresse. Un acte désespéré pour attirer l’attention de sa mère et la voilà envoyée à Mokpo, une ville portuaire. Quand son grand-père lui explique les raisons du rejet de sa mère et de sa haine envers elle, tout s’éclaire.

Désormais seule, Kim Sangmi est kidnappée par l’armée nippone et se voit contrainte de se prostituer comme nombre de jeunes filles et d’enfants attirés par la promesse d’un avenir meilleur.

Deuxième époque : Le cauchemar.

Déplacée de bordels en bordels, Kim Sangmi devient une des nombreuses prostituées au service de l’ennemi. A Shanghai, elle assiste aux pires atrocités de l’armée japonaise.

Troisième époque : La trêve.

Sa rencontre avec Nagata, son ancien professeur d’anglais va être l’un de ses pires cauchemars. Après avoir connu les bordels de soldats, Kim Sangmi devient une prostituée de luxe pour l’ascension de Nagata dans les sphères du pouvoir. Jusqu’à ce non-retour, la pire atrocité pour une femme. Ce jour-là, Kim Sangmi n’eut que haine pour celui qui a brisé sa vie de femme. Et son cauchemar ne faisait que commencer.

Quatrième époque : Le feu. 

Kim Sangmi est détenue au camp de Harbin où elle devient l’un des nombreux cobayes pour des expériences médicales. Des atrocités inhumaines lui seront faites jusqu’à ce qu’elle puisse s’évader de cet enfer. En Mandchourie, elle reprend sa vie en main mais tandis que la population chinoise est décimée, Kim Sangmi n’aura de cesse de croiser sur sa route, Fujiwara, son tortionnaire.

Les Orchidées rouges de Shanghai, une lecture qui laisse son empreinte indélébile au cœur de ses lecteurs !

De la Corée au Japon, de Shanghai à la Mandchourie, en passant par Singapour et Hiroshima, Kim Sangmi va être le témoin impuissant des atrocités commises par les hommes assujettis à Hirohito.

Le récit le plus complet sur les femmes de réconfort et leur combat pour la justice de leurs vies brisées !

On ne ressort pas indemne d’une telle lecture, Kim Sangmi passe à travers tous les événements des heures les plus sombres de l’histoire de l’Asie et on se demande comment elle a réussi à survivre à tout ça. L’auteur amène les saveurs, les descriptions des paysages et de l’histoire avec une précision qui au travers des pages recèle une ode d’amour à la Corée. Ce qu’a subi Kim Sangmi rappelle ce que les nazis ont perpétré aux races jugées inférieures (les matricules, les expériences médicales, les tortures, les camps d’internements et d’exterminations…).

Le témoignage glaçant d’une des milliers de femmes de réconfort et de son parcours incroyable pour sa liberté et celle de son pays !

Un devoir de mémoire impossible à lâcher !

Les yeux de Mila d’Aurélie Depraz (Amours slaves 2)

Pour en savoir plus (bonus…)

Le dessous des cartes

Les coulisses

Disponible sur Amazon.

Précisons que ses romans sont à prix très doux et disponibles avec l’abonnement Kindle Unlimited et Amazon Prime.

L’auteur :

Née à Paris en 1987, Aurélie Depraz écrit depuis sa plus tendre enfance où au fil des ans elle s’est découvert une passion pour l’histoire, pour la photographie, pour la littérature, pour les voyages dans des contrées reculées…

Aurélie Depraz vit à Bordeaux et est depuis peu auteur à plein temps.

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Mon avis :

J’attendais avec impatience ce second tome sur Mila et Sacha. Peut-être en attendais-je trop, rien à redire sur le travail d’Aurélie mais j’avoue que cette fois-ci, les enfants et la relation de Svetlana et Sweyn est trop présente selon moi, occultant l’histoire de Mila et Sacha. Bien sûr, j’ai adoré retrouvé Svetlana, Sweyn et leurs enfants qui amènent un côté joyeux dans un univers de raids, de morts, de dangers… 

Uppsala, an 917.

Sacha a trouvé sa place auprès de Svetlana et de Sweyn mais retrouver Mila est sa seule raison de vivre. Pour elle, il va parcourir des milliers de kilomètres pour tenir sa promesse. Huit ans que Mila et Sacha ont été séparé lors d’un raid meurtrier à Iaroslav. Huit ans à la chercher sans cesse sans se douter qu’elle est esclave juste à côté d’Uppsala.

Mila est passé de main en main, de maître à maître comme une vulgaire marchandise à Torkell qui est addictif à sa nuance d’yeux si particuliers, un acheteur qui veut exhiber sa marchandise tel un propriétaire. Prisonnière à lui pour toujours à moins qu’elle décide d’en finir définitivement. On fait la connaissance de Geir, doué pour soigner mais timide en amour.

Un rassemblement des clans suédois est l’issue que Mila attend, la seule après l’enfer qu’elle subi au quotidien.

C’est là qu’elle va retrouver Sacha.

Leur amour la sauvera-t-elle de la possessivité de Torkell ? Lire la suite

L’Héritage des steppes de Kate McAlistair (Le Palais des mille vents 1)

Résumé :

Après sa trilogie du Lotus rose, Kate McAlistair nous invite à un voyage riche en passions sur les terres glacées et sauvages de la Russie.

Lahore, 1838. Adolescent, Morgan vit sous le joug de son père, un mercenaire aussi cruel qu’ivrogne. Il tombe amoureux de Chali, une jeune princesse mongole mais celle-ci doit épouser le petit-fils de l’empereur du Pendjab. Morgan s’efforce de l’oublier en prenant sous son aile Maura, une fillette venue rejoindre son père, le colonel Fleming, redoutable chef de la police de l’empereur.
Un jour, c’est le drame : alors que Morgan tente de s’opposer à son père ivre, ce dernier tombe du balcon et se tue. Fleming l’accuse de meurtre. Le jeune garçon parvient à lui échapper et s’enfuit dans l’Himalaya.

Dix ans ont passé. Maura est mariée à un botaniste britannique qui œuvre dans le renseignement. Au cours d’une réception au Palais des mille vents, en Russie, elle reconnaît Morgan. À nouveau sous son charme, elle manœuvre pour qu’il devienne le guide de l’expédition de son mari. Attiré par Maura, Morgan refuse tout d’abord. Mais lorsqu’il comprend que cette expédition est en réalité une mission de sauvetage de la princesse Chali, à présent veuve et pourchassée par des tueurs, il n’a plus qu’un désir : venir en aide à celle qu’il n’a jamais pu oublier…

Après sa trilogie du Lotus rose, Kate McAlistair signe le premier volet d’une nouvelle saga : un voyage passionné de l’Inde à la Russie orientale, jusqu’aux confins du Kazakhstan.

L’auteur :

Kate McAlistair est mariée et mère de deux enfants.

Fascinée par son grand-père qui vécut en Asie, elle se passionne pour l’Inde, la Malaisie et la Chine.

Après des études d’art et de cinéma, elle travaille un temps comme graphiste puis se lance dans l’écriture.

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Mon avis :

Que dire à part que l’histoire de Morgan/Aleksandr, Maura, Chali Gaur est fascinante. Kate McAlistair immerge ses lecteurs au cœur de l’Asie et de la Russie, dans une saga où l’amour côtoie la vengeance sur fond de conquêtes de territoires où une princesse et une mystérieuse relique vont être l’objet des plus viles conquêtes. Merci à Mylène pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau coup de cœur.

1835, Chaîne du Pamir, Asie centrale.

L’Angleterre et la Russie sont en guerre, celle de la conquête de territoires. Sir James Fraser et Boris Bachkal ont chacun une mission à remplir envers les services secrets de leurs pays respectifs. Le Tsar Nicolas Ier et Guillaume IV veulent étendre leurs empires sauf que les tribus kirghizes, descendants de Gengis Khan ne souhaitent pas renoncer à leur liberté.

Le futur mariage de la princesse Chali Gaur et une relique appartenant à Gengis Khan suscitent bien des convoitises. Enjeu politique, la princesse est un pion sur l’échiquier des conquêtes de pouvoir des hommes.

1835-1836, Lahore, Pendjab et Cachemire.

Morgan Harsha Preston vit dans le jagir de son père, Donovan Preston, un homme violent. Son fils assiste impuissant aux violences quotidiennes que son père fait subir à sa mère Aliesha.

Un mariage royal est un événement à Lahore et Morgan ne peut s’empêcher d’aller voir le caravansérail où il rencontrera une mystérieuse fille aux allures de guerrière.

Une rencontre qui va sceller son destin.

De rendez-vous en rendez-vous, les deux enfants goûtent une certaine liberté. Morgan rencontre Maura Fleming, la fille d’Edouard Fleming, un ami de son père et un tyran qui voue une haine féroce aux indigènes et aux métis. Maura, arrachée à son Irlande natale est confrontée à la brutalité de son père qui ne lui accorde aucune liberté, dû au rang qu’elle se doit de tenir. 

La mort de sa mère l’enferme dans une prison dont son père détient la clé tandis que la princesse Chali a dû se marier pour des enjeux purement politiques. Morgan est accusé du meurtre de son père par le père de Maura et doit s’enfuir, emportant avec lui le diamant Ko-i-Noor offert par Chali. Après avoir perdu sa mère et son précepteur, c’est seul qu’il commence un long périple poursuivi par Fleming qui n’aura de cesse de le traquer. Les meurtres de celui-ci envers sa famille seront son combat, sa raison de vivre pour tous les cadavres que Fleming a laissé sur son chemin, son motif ultime de vengeance.

1845-1846, Sainte-Russie, steppes kirghizes.

Morgan est devenu Aleksandr Borisovitch et renaît sous sa nouvelle identité d’héritier du Baron Bachkal et de chasseur d’antiquité réputé dans toute l’Asie. Dix ans à suivre une éducation digne d’un aristocrate russe lui ont permis d’effacer toute traces de ses origines jusqu’à ce qu’il sauve une jeune femme des griffes d’une panthère. Son passé ressurgit d’un coup en découvrant Maura accompagné de son mari, John Fraser-Ashton, un botaniste et fils d’un ancien espion au service de l’Angleterre tout comme le fut son père adoptif pour le Tsar. Une drôle de coïncidence à laquelle il ne croit pas tout comme son père qui souhaiterait que son fils retrouve la bannière permettant de rallier des peuples dans la paix russe avant l’Angleterre.

En effet, son père pense que l’expédition scientifique de John Ashton n’est qu’un prétexte et qu’il n’est pas ce qu’il paraît être, un potentiel espion dont son fils devrait se méfier.

L’espionnage va se mêler aux amours contrariés d’Aleksandr entre Maura et la princesse Chali.

Le passé d’Aleksandr le rattrape quand il apprend la fuite de la princesse Chali et de son fils. Brisant net l’alliance entre les peuples dont son mariage était l’enjeu, Chali devient la proie de Fleming. Pour la retrouver, Aleksandr se lancera dans le jeu dangereux de l’espionnage avec John Fraser-Ashton et Maura, sa femme. Pour elle, il affrontera son passé et son pire ennemi, celui responsable de tous les maux de son passé.

Tiraillé entre un amour impossible et des sentiments qu’il ne comprend pas, entre deux identités et son passé, Aleksandr va devoir affronter l’homme dont il désire se venger depuis dix ans, celui qui a brisé sa famille. 

Bien des épreuves attendent Aleksandr et Chali, leur amour y survivra-t-il ? Lire la suite

Le Réseau Phénix de Peggy Boudeville

 

Dès 13 ans.

Résumé :

Amiens, mai 1940.

La ville est dévastée par les bombardements allemands. Parmi les survivants, deux adolescentes, Cécile et Solange, accompagnées de leurs parents, rejoignent la colonne de civils qui ont choisi de fuir. Commence alors l’exode vers un improbable refuge, interrompu parfois par les attaques aériennes et la rencontre de Paul, un apprenti horloger sous le charme duquel Cécile ne tarde pas à tomber. Ayant choisi eux de rester en ville, Jean et son père Fernand, garagistes, sont mandatés par le baron de l’Estoc, pour transférer un somptueux coupé Bugatti en zone libre. Lors de la prise en charge du véhicule, Jean fait la connaissance d’Alcide, le fils du baron, un singulier personnage avec qui il ne tarde pas toutefois à devenir complice.

Amiens, juin 2019.

Elliot, un étudiant en droit qui cohabite avec sa jeune sœur Mona, élève en terminale, découvre dans la soupente de leur mezzanine une étrange mallette contenant des vieilles cartes, des tracts jaunis, les pavés de plastique. Ils partent sur la trace d’un ancien réseau de résistants au nazisme.

Amiens, novembre 1941.

La vie sous l’occupation allemande a bien changé le quotidien des Amiénois qui sont revenus peupler la ville quelques mois après les bombardements. Le rationnement de la nourriture et le couvre-feu sont à l’ordre du jour, ainsi que des conditions parfois déplorables de relogement.

Solange, Paul, Jean et Alcide sont-ils prêts à accepter sans réagir des conditions de vie de plus en plus insupportables ?

Et comment vont-ils faire pour protéger Cécile, leur amie juive ?

Inclus un dossier pédagogique à la fin de l’ouvrage.

L’auteur :

Après avoir été téléconseillère, chroniqueuse, chef de pub, enseignante suppléante et maman à plein temps, Peggy Boudeville a découvert enfin pour qui, pour quoi écrire : transmettre. Amatrice d’histoire, elle publie chez Fleurus son premier roman, « Le réseau Phénix » qui rend hommage aux plus jeunes parmi la Résistance française. Elle habite à Amiens, dans la Somme.

Mon avis :

Merci aux Editions Fleurus dont j’apprécie beaucoup les romans et à NetGalley pour m’avoir permis de découvrir ce petit bijou qui m’a tellement passionnée que j’ai fait une nuit blanche. Durant les premières pages, on essaie de se repérer dans les personnages, les différences d’époques et puis dès qu’on a assimilé qui est qui, on est plongé dans une lecture historique des plus intéressantes. J’ai eu un beau coup de cœur  en tant qu’adulte pour ce roman qui change de mes lectures sur la Seconde Guerre mondiale de par le fait que l’action se déroule à Amiens. Je sais très peu de choses sur cette ville en dehors des bombardements qu’elle a subi, hors Peggy Boudeville en plus de l’histoire du Réseau Phénix, dévoile celle de la ville d’Amiens et de ses habitants. Ce livre s’est révélé pleins de surprises et est riche en informations de par le dossier pédagogique et la bibliographie. Si je me mets à la place du public cible, je trouve que le début de l’histoire peut rebuter, le temps de savoir qui est qui, la partie 2019 avec Ben et Mona se passent avec une facilité déconcertante tandis que le Réseau Phénix n’est pas assez détaillé.

Amiens, mai 1940.

Dans un abri anti-aérien, Beata et sa fille Cécile assistent impuissantes aux bombardements d’Amiens. Beata qui avait fuie les pogroms et l’indifférence du gouvernement de Varsovie.

La France lui avait semblé la terre promise, un pays d’accueil, celui des Droits de l’Homme et le pays où elle a rencontré Szymon, son mari, mobilisé par gouvernement polonais.

France, Marceau rejoignent leurs amis tandis que Solange, leur fille retrouve son amie Cécile. Tous les quatre vont se lancer sur les routes de l’exode avant de se séparer. A son arrivée à Paris, Cécile démarre son journal intime comme tant d’autres jeunes de son âge l’ont fait, témoignage écrit de la vie sous l’Occupation.  La guerre, ses craintes et ses doutes, ses peurs… Son père est-il vivant ? Sa rencontre avec Paul, apprenti horloger, les Parisiens qui trouvent les Allemands si corrects, le futur si incertain… Jean, garagiste dans l’entreprise familiale revient de la mission confiée par Alcide de L’Estoc et trouve Cécile, réfugiée dans le garage après avoir assistée à l’arrestation de ses parents par la milice. Une seule solution pour la protéger du sort funeste qui attend les Juifs, la cacher au château de L’Estoc. En 1942, les actes de résistance sont meurtriers tandis que Paul se voit contraint de travailler pour l’ennemi. L’année suivante, le Réseau Phénix se prépare pour une opération de sabotage sans se douter que l’étau va se resserrer autour d’eux.

Début 1944, le Réseau Phénix fait face à une dénonciation lourde de conséquences. A l’approche de la Libération, le Réseau Phénix renaît de ses cendres pour se venger et participer à la libération d’Amiens. Avec clairvoyance et détermination, le Réseau Phénix va prendre part à l’histoire pour que les sacrifices ne soient pas vains, pour que les arrestations, les tortures, les déportations s’arrêtent.

Amiens, avril 2019.

Ben et sa sœur Mona trouvent une boîte dans les combles de leur appartement contenant une photo du Réseau Phenix datant de 1943. Le début de l’enquête de Ben et Mona sur l’existence de ce réseau de résistance ne fait que commencer.

Arriveront-ils à temps pour rétablir la vérité pour l’un des membres du Réseau avant qu’il ne soit trop tard ? Lire la suite

The Kiss Deception de Mary E. Pearson (The Remnant Chronicles1)

À partir de 16 ans.

Résumé :

Pour fuir un mariage arrangé, la princesse Lia s’enfuit le matin de ses noces… Mais son royaume – et le prince éconduit – se moquent bien de ses rêves de libertés…

La princesse Lia, première fille de la Maison Morrighan, est promise au prince de Dalbreck, un homme qu’elle n’a jamais rencontré. Une union aussi cruciale pour son royaume que terrifiante pour Lia.

Pour échapper à ce destin tout tracé, la jeune fille s’enfuit le matin de ses noces. Aux confins de Morrighan, là où personne ne devrait la reconnaître, Lia croit avoir mis assez de distance entre elle et les intrigues de la cour. Alors, quand deux hommes font irruption dans sa nouvelle vie, elle ne se doute pas un instant que l’un deux est le prince éconduit et l’autre, un assassin envoyé pour la tuer.

Car on n’humilie pas deux royaumes impunément et la fugue de Lia a déclenché une crise qui pourrait bien s’étendre au-delà de Morrighan…

Lia réussira-t-elle à éviter le pire sans y perdre son âme ?

Le premier tome d’une trilogie fantasy riche et éblouissante.

L’auteur :

Diplômée des beaux-arts de l’Université de Californie à Long Beach et titulaire d’un diplôme d’enseignement de l’Université d’État de San Diego, Mary Pearson a travaillé comme artiste et professeure avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

Autrice primée au New York Times, elle a gagné un prix pour son spin-off « Dance of Thieves ». Elle vit en Californie où elle écrit ses futurs romans.

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Mon avis :

J’attendais la sortie du premier tome de « The Remnant Chronicles » avec impatience préférant lire les séries dans l’ordre. Quand j’ai vu que je pouvais participer à une Masse-Critique privilégiée, j’ai tenté ma chance, ne pensant pas gagner. Déjà, la couverture est magnifique, très travaillée et en parfaite harmonie avec l’univers de Mary E. Pearson. Autant j’ai été conquise par « Dance of Thieves », autant avec « The Kiss of Deception », j’ai été mitigée. L’intrigue est trop monotone, trop de longueurs, pas d’attachement aux personnages, pas d’addictivité… On a l’impression que l’auteur n’exploite pas toutes les possibilités, tout son univers, il y a un manque certain d’actions, de rebondissements notamment sur près de la moitié du livre… La seconde partie est beaucoup plus intéressante et captivante. Cela ne m’empêchera pas de lire la suite mais j’espère que les autres tomes combleront davantage mes attentes.

Lia, Première Fille et princesse de la Maison Morrighan doit épouser le prince de Dalbreck qu’elle n’a jamais rencontré, une alliance cruciale pour l’avenir de Morrighan. Se soumettre au destin tracé pour elle, il en est hors de question. Sa soumission à assez duré. Aidé de Pauline, Lia s’enfuit le jour de ses noces vers Terravin mais sa liberté a un prix. Lia était loin de se douter que le prince de Dalbreck partirait à sa recherche de même qu’un mystérieux assassin dont la mission est de la tuer. Chacun veut la retrouver pour des raisons différentes et ils ne s’attendaient pas à trouver une princesse aux idées bien arrêtées. Hébergées à l’auberge d’Amita, une amie de la mère de Pauline, elles lui donnent un coup de main en échange du gîte et du couvert. Malgré son caractère empli d’idéaux de justice, la venue de deux étrangers va bouleverser Lia. Pour Lia, Pauline, Kaden et Rafe, rien ne va se passer comme prévu.

Pourquoi l’Erudit cachait des carnets en langues inconnues ?

Que dissimule sa mère ?

Pourquoi l’Erudit veut-il récupérer ce que Lia lui a volé allant jusqu’à envoyer quelqu’un la tuer ?

Pourquoi son kavah ne disparaît pas ? Lire la suite

La Louve et le Glaive d’Alexiane Thill (LesMacCoy 3)

Résumé :

Quand Game of Thrones rencontre Outlander…

Après plusieurs années de voyage autour du monde, Elisabeth MacCoy est de retour à Inchkeith, l’île de son Clan, bien décidée à prendre la place qui lui revient de droit en tant que sœur du Chef. Écartée de l’action depuis son plus jeune âge, elle veut enfin avoir son mot à dire, surtout alors que le spectre d’une guerre à venir plane sur les siens…
Mais revenir à Inchkeith implique pour Elisabeth de devoir se confronter à Duncan, son premier amour, dont un fossé d’amertume la sépare désormais… Devenu le bras droit de son frère, il a toujours placé sa loyauté envers le Clan MacCoy au-dessus de toute autre considération,
y compris son propre bonheur.

Face à la femme qu’il n’a jamais pu oublier, qu’adviendra-t-il de ses allégeances ?

Où l’acheter : Amazon

L’auteur :

Maman de vingt-quatre ans, Alexiane Thill écrit depuis qu’elle a neuf ans, lit… depuis qu’elle sait lire et tient un blog autour de ses passions. Passionnée par l’Ecosse et amusée par l’admiration de sa grand-mère pour les romans d’amour, elle a décidé de combiner ces deux inspirations en imaginant l’histoire de son premier roman, Les MacCoy – l’Ogre et le Chardon.

Finaliste lors du concours « Dark Attraction » sur la plateforme Fyctia, ce récit ne remporte pas la victoire officielle, mais obtient les faveurs de l’équipe éditoriale en tant que Coup de Cœur et a la chance d’être édité chez La Condamine, l’une des branches des éditions Hugo&cie.

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Mon avis :

Quel plaisir de retrouver les MacCoy. Cette série, c’est mon chouchou, mon indispensable, celle que je lis, relis, rerelis sans jamais me lasser. Un univers une plume unique, un dépaysement total dans une Ecosse authentique, entre traditions et modernité… Mon addiction n’a plus de limite et c’est une des rares lectures que j’essaie de faire durer le plus possible car aucune envie de quitter ces clans si particuliers… J’avais peur d’être un peu perdue après une si longue pause après avoir lu les deux premiers tomes mais dès que j’ai lu la première page, un frisson m’a parcouru et je me suis retrouvé en pleine immersion en Ecosse. La plume d’Alexiane est si envoûtante qu’on a l’impression de sentir les odeurs du climat écossais, de ressentir la moindre émotion des personnages. On vit leur histoire à travers nous, on ressent tout (émotions, peurs, sentiments, rage…).

Un résumé des tomes précédents, bienvenue quand on a fait une pause après le tome 2.

Février 2011.

Duncan fait face à sa culpabilité. Pourra-t-il un jour se pardonner ses actes ?

2018.

Duncan ne s’attendait pas à voir Elisabeth MacCoy débarquer à Inchkeith après dix ans d’absence. Comment se sont-ils rencontrés ? Quelle est leur histoire ?

Pour cela, il faut remonter le temps, celui où la vie de Duncan et celui de la fratrie MacCoy a basculé. En 1993, Duncan suit ses parents sur Inchkeith et rencontre pour la première fois Elisabeth MacCoy, le nouveau bébé du Laird. 

En 2018, Elizabeth alias la Louve a interrompu son tour du monde suite à la guerre clanique qui s’annonce entre les MacCoy, les MacKenzie et les Campbell pour soutenir son frère et son clan. Un retour qui réserve bien des surprises à commencer par la présence du clan MacLeod, victimes des atrocités d’un clan et Duncan, son premier et seul amour, un amour interdit dont il ne reste que des cendres, à moins que…

Difficile pour Elisabeth de trouver sa place au sein de son propre clan où la situation a changé. Et l’annonce d’un futur bébé entre son frère et Phèdre MacLeod est la bombe qui va tout de prime abord l’ébranler. Un retour loin de ce qu’elle imaginait et auquel ses relations avec son frère sont toujours aussi tendues. Heureusement, la Louve peut compter sur Phèdre qui va lui proposer ce qu’elle attendait de la part de son frère, une mission lui permettant de faire ses preuves et de démasquer celui qui a trahi les MacCoy et les MacLeod. Grâce à Phèdre, Caleb saura montrer l’amour qu’il cache à sa sœur, des sentiments qu’ils gardaient cachés pour ne pas altérer ses décisions et l’éducation qu’il a reçu de son père.

Le passé des MacCoy et le caractère de Caleb s’explique enfin. Séparé de ceux qui lui sont chers, il a dû se forger une carapace pour devenir le Laird de son clan. Jusqu’à ce que Phèdre vienne bousculer l’ordre établi.

Un clan qui cherche à devenir meilleur pour les générations futures qui modifie les traditions claniques de même que certaines lois notamment sur le statut des femmes.

Caleb saura-t-il donner sa chance à sa sœur pour qu’elle fasse ses preuves ? Lire la suite

La fin d’un monde de Nicole Vosseler (La Baronne des glaces 1)

Résumé :

Russie, 1822.

Élevés dans la misère, Katya et son frère Grischa, orphelins de mère, rêvent tous deux d’une vie meilleure. A 16 ans, Grischa rêve de faire fortune et de voit le monde. Il s’enfuit à Saint-Pétersbourg avec sa petite sœur âgée de 9 ans.

Pendant un voyage sur la mer Baltique jusqu’à Hambourg, ils font la connaissance de Thilo et Christian. Ensemble, ils décident de monter une société marchande, avec une idée aussi surprenante qu’audacieuse : exporter la glace du Nord vers les Tropiques.

Mais la voie du succès est semée de difficultés et d’incertitude… et les sentiments qui lient Katya à Christian, pourtant marié, menacent de précipiter la chute de ces jeunes  » barons des glaces « …

Leur entreprise sera semée d’embûches. Et quand l’amour s’en mêle…

Il sera de glace et de feu…

L’auteur :

Née en 1972 en Allemagne, Nicole Vosseler a étudié la littérature comparée et la psychologie avant de publier « Le Ciel de Darjeeling » qui a enthousiasmé les lectrices de huit pays. Elle réside à Constance, sur les bords du Rhin.

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Mon avis :

Dès que j’ai vu le nouveau roman de Nicole Vosseler, je l’ai sollicité de suite sur NetGalley. J’ai eu un gros coup de cœur pour son premier titre « Le ciel de Darjeeling » et j’étais impatiente de découvrir d’autres romans de l’auteur. A peine accepté, je l’ai commencé et il se dévore tout seul. Je ne m’attendais pas à le terminer aussi rapidement et comme d’habitude, ce fut un très beau moment de lecture. Nicole Vosseler embarque toujours ses lecteurs dans un voyage où l’aventure et l’amour s’entremêlent avec de magnifiques descriptions. Un récit envoûtant et fascinant, une invite aux voyages tel l’odyssée de nos jeunes explorateurs qui prennent en main leur destins tout en trouvant sur leur chemin, des amours imprévus. L’auteur explore également l’homosexualité et le féminisme avec un réel talent.

De simples cerfs dans une famille dont le père n’est que violence, Grischa et Katya vont s’enfuir vers Saint-Pétersbourg, premier lieu de leur périple vers le nord. Après bien des péripéties, ils arrivent à Tromso où ils trouvent refuge chez une veuve pendant trois ans. Une période où Grischa enchaînera des aventures sans lendemain avec des hommes et des femmes jusqu’à la veuve islandaise qui les héberge.

Grischa ressent les choses et les éléments.

Katya est liée à la glace, elle la sent frémir, la ressent, sait quand on peut y marcher dessus sans risques. Tous deux ont des dons très particuliers.

Henny Pohl rêve de faire un beau mariage et d’être libre du carcan de sa mère. Quand Christian s’intéresse à elle, essayant vainement d’oublier Katya, elle est prête à tout. Sauf à être surprise dans une situation compromettante par sa mère, une honte qui lui permettra d’arriver à ses fins.

Un mariage qui permet au projet de Grischa, Katya et les Petersen de prendre forme grâce à l’aide du père d’Henny. Tandis que Tilos console Katya des errements de son frère, tous les 3 partent à bord de l’Albatros accomplir leurs rêves. Un an après leur arrivée à Hambourg, nos jeunes explorateurs sont prêts à conquérir le monde par leur projet innovant. Un chemin semé d’embûches attend Katya, Gricha, Christian et Tilo qui des fjords norvégiens jusqu’en Angleterre devront faire face aux épreuves qui les attendent pour faire prospérer leur entreprise. Une nuit, Katya et Christian affrontent leurs sentiments… La réalité les rappelle à la raison de cet amour interdit… Tandis que Tilo succombe au charme de Gricha qui joue sur les deux tableaux…

Grischa partit en mer, Katya aide leur hôtesse à tenir sa maison dont elle loue les chambres aux gens de passage.  Fascinée par la glace, Katya fait la connaissance de Johann Silberberg, un chercheur spécialiste de la glace et de la neige. Un amour d’adolescente ou une fascination pour quelqu’un qui s’intéresse au même centre d’intérêt qu’elle les lie. Au port, Katya a entendu l’histoire d’un homme devenu riche en acheminant de la glace vers ceux qui n’en ont pas.

L’idée a pris forme dans son esprit, si Grischa convoyait de la glace dans les pays chauds ? Lire la suite

Le sortilège de Stellata de Daniela Raimondi

En cours de traduction au Brésil, Pologne, Allemagne, Hollande, Turquie, Grèce, Lituanie, Israël… Droits acquis pour une adaptation cinématographique par Indigo Film.

Résumé :

« Je sais que tu ne crois pas à ces choses-là, mais tu n’as qu’à regarder ce qui s’est passé dans notre famille. D’abord Giacomo, avec ses manies, qui a fini pendu à une poutre. Ensuite Achille, il voulait jouer aux héros et c’est un miracle s’il n’est pas mort fusillé. Et ta tante Edvige ? Elle a détruit deux familles. Et ma sœur Adèle, qui s’est retrouvée à l’autre bout de la planète, avec ses fantaisies d’amour, et veuve presque tout de suite. N’oublie jamais, Guido… si nous ne les contrôlons pas, les rêves finiront par nous apporter une tragédie. Et elle sera pire que tous les malheurs que nous avons déjà connus. C’est notre ancêtre, la Tsigane, qui l’a vu dans ses cartes. Elle ne se trompait jamais. »

L’histoire commence en 1800, à Stellata, dans la plaine du Pô, le jour où Giacomo Casadio tombe amoureux.

Peut-on contrôler son destin ? Faut-il renoncer à ses rêves ?

Une saga à l’italienne, somptueuse comme un fleuve.

En écrivant l’histoire romancée de sa famille, la poétesse italienne Daniela Raimondi a provoqué une déflagration éditoriale qui a gagné le monde entier où Le Sortilège de Stellata est partout en traduction.

L’auteur :

Daniela Raimondi est née à Mantoue en Italie mais a vécu une grande partie de sa vie en Angleterre. Aujourd’hui, elle passe son temps entre Londres et la Sardaigne. Elle a publié dix livres de poésie qui ont obtenus d’importants prix en Italie. « La première neige d’automne » est son premier roman.

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Mon avis :

J’ai hésité à solliciter ce livre car j’avais peur de trouver de nombreuses descriptions mais la couverture et le fait que ce soit l’histoire d’une famille italienne m’a convaincu et je n’ai pas été déçue. Je suis sensible à tout ce qui touche à l’Italie, je pense que c’est dû à mes racines italiennes et je suis ravie d’avoir ce très beau livre dans ma bibliothèque.

Ce livre se lit tout seul grâce à une belle plume fine et délicate, dont la magie enchanteresse des mots n’a d’égale que la qualité de conteuse et de poétesse de son autrice. Un gros merci aux éditions Slatkine pour ce Service-Presse et leur confiance. La couverture est à l’image de cette histoire sublime, elle invite à pousser plus loin et peut être un élément décisif pour l’acheter.

Un arbre généalogique permet de ne pas se perdre dans la multitude de membres de la famille de Daniela Raimondi mais on s’y retrouve facilement.

J’ai essayé de ne pas trop en dire pour que vous conserviez le charme et les surprises que vous réserve ce roman qui m’a profondément marqué.

L’histoire des Casadio depuis l’arrivée d’une Tzigane sur fond de guerre qui ont soulevé l’Italie et l’ont fait sombrer dans une noirceur infinie.

De 1800 à 1974, Daniela Raimondi remonte le temps grâce aux récits de sa famille pour nous offrir une version romancée de son histoire familiale. On suit avec plaisir les péripéties d’une famille italienne poursuivie par une malédiction qui au fil des générations verra des rêves non réalisés, des familles brisées par la perte d’êtres chers, par les guerres ou la politique.

Passionnant de la première à la dernière page, on ressent intensément les épreuves de la vie d’une famille qui de génération en génération a vécu les épreuves de l’histoire de l’Italie.

Près de deux siècles d’histoire sont dévoilés, chaque génération assistant ou prenant part à l’histoire de l’Italie (première et seconde guerre mondiale…).

Un roman où les morts côtoient les vivants, où l’originalité de chacun en fait le charme. De belles chroniques, tranches de vie qui font revivre l’âme de l’Italie.

De même, la malédiction transmise aux descendants via une boite contenant les affaires de Viollca et l’avertissement qui leur est fait va planer au-dessus de leur tête guidant leurs destins.

Une plongée dans l’intimité d’une famille italienne modeste aux prises avec son destin et celui de l’histoire de l’Italie !

Un roman sublime et magnifiquement écrit qui fait découvrir l’authenticité de l’Italie à ses lecteurs et les envoûte, tel est le sortilège de ce roman.

Le tourbillon de la vie d’Aurélie Valognes

Résumé :

Le temps d’un été, Arthur et son petit-fils rattrapent les années perdues. Plus de 60 ans les séparent, mais ensemble ils vont partager les souvenirs de l’un et les rêves de l’autre. Le bonheur serait total si Arthur ne portait pas un lourd secret.

Un roman sur le temps qui passe, la transmission et les plaisirs simples qui font le sel de la vie.

Entre émotion, rire et nostalgie, Aurélie Valognes nous touche en plein cœur.

L’auteur :

Aurélie Valognes est une auteure française de littérature contemporaine.

Diplômée de l’École Supérieure de Commerce (ESC Reims) en 2006 et de NEOMA Business School en 2007 mais un autre rêve lui trotte dans la tête depuis de longues années, celui d’être romancière.

Après 4 mois d’un travail intense, son premier roman (et futur best-seller), « Mémé dans les orties » (2014) est publié en auto-édition sur Kindle Direct Publishing. En l’espace de 6 mois, plus de 20 000 exemplaires du roman sont vendus via la plateforme, suscitant ainsi l’intérêt des éditeurs.

En juillet 2014, elle publie son premier roman, Mémé dans les orties : vendu à plus de 1 000 000 exemplaires, traduit dans plus de quinze pays (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Corée du Sud, Chine, Slovénie…). La version Livre de poche devint l’un des best-sellers de l’année 2016.

Elle publie ensuite un roman chaque année de 2016 à 2020, chacun de ses romans se classant dans les meilleures ventes de l’année de parution. « Au petit bonheur la chance » fit partie des « Livres de l’Année 2018 » selon le magazine littéraire « Lire ».

Ses livres, véritables phénomènes, ont conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

Aurélie Valognes vit avec sa famille en France depuis 2018.

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Mon avis :

Je suis chanceuse car c’est la seconde fois que je gagne un concours Aurélie Valognes organisé par Le Livre de Poche et les Editions Fayard. J’adore les goodies et les tote-bags qui accompagnent ces concours.

J’ai eu un gros coup de cœur pour le graphisme de la couverture, celle-ci est apaisante et donne le ton du nouveau roman d’Aurélie Valognes. Les fleurs de cerisier au Japon sont la représentation du « Mono No Aware », un courant philosophique qui se traduit par la mélancolie du temps qui passe, l’apologie de la nature et une invitation à s’émerveiller de l’instant présent. Ce roman m’a fait penser « Au petit bonheur la chance » à cause de certaines similitudes. J’ai également sortie les larmes sur ce roman, la relation d’Arthur avec son petit-fils Louis m’a fait remonter les souvenirs des moments passés avec ma grand-mère. Ce roman m’a chamboulé, m’a fait ressentir beaucoup d’émotions. Une ode au temps qui passe et aux moments passés ensemble. Un roman qui fait du bien dans une période difficile où beaucoup n’ont pas pu voir leurs proches et/ou sont restés seuls remuant leurs souvenirs des instants passés en famille.

Arthur profite de son petit-fils Louis dont il a la garde tout l’été. L’occasion de rattraper les années perdues avec ce petit garçon de 8 ans.

Malgré sa perte de mémoire, la présence de son petit-fils lui fait beaucoup de bien. Car perdre le fil de ses souvenirs et des personnes importantes quand on était acteur, c’est le début de la descente vers l’oubli.

La présence de Louis et ses questions font ressurgir les souvenirs perdus, ceux de sa vie faite de choix et de regrets. Aujourd’hui, Arthur fait face à sa solitude que Louis vient combler avec sa curiosité d’enfant, sa gourmandise, sa passion des papillons et sa joie de vivre si communicative.

Arthur sait qu’il faut qu’il profite de ses moments privilégiés, ses instants hors du temps avant que la maladie ne vienne tout emporter.

C’est pour ça que sa fille Nina n’est pas au courant de sa maladie, pour qu’il puisse voir son petit-fils et sa soif de vivre dévorante, pour son envie de tout connaître y compris sa vie.

Sa jeunesse, le désamour de sa mère, ce manque d’amour maternel, la disparition de sa fille dans sa vie, sa carrière d’acteur, ses mensonges, l’oubli et la solitude.

Quand la maladie gagne cette bataille, Arthur se retrouve à l’hôpital mais Louis n’a pas dit son dernier mot et est toujours là à lui tenir la main.

L’amour inconditionnel qui les lie sera celui du pardon et de la réconciliation. 

C’est ensemble, en famille qu’ils vont se battre pour continuer à remplir leurs vies de souvenirs, pour profiter de chaque seconde tels le tourbillon de la vie.

La pureté de l’âme d’un enfant, sa curiosité permet d’aborder tous les sujets sans filtres avec toute l’innocence de la jeunesse.

Grâce à eux, la solitude n’est plus, leur énergie, leur intérêt pour tout amène de la vie. On se sent utile, on partage des souvenirs, des instants précieux qui restent gravés en nous.

Le tourbillon de la vie où l’importance de profiter de chaque instant, chaque seconde avec ceux qu’on aime !

Les chapitres alternent les moments passés avec Louis et les pensées d’Arthur. Les personnages sont attachants… On retrouve tout ce qui fait l’âme et la signature d’Aurélie Valognes. 

Avec le Covid, Aurélie Valognes emporte ses lecteurs dans une bulle d’humanité et de résilience.

Le roman le plus fort en émotions d’Aurélie Valognes !

Un roman aussi fragile que les fleurs de cerisiers mais profondément touchant !

Tout en sensibilité et en nostalgie du temps qui passe, le dernier roman d’Aurélie Valognes touche ses lecteurs en plein cœur !

 

Berlin Requiem de Xavier-Marie Bonnot

Résumé :

Rentrée littéraire Plon 2021

« La musique a des accords que les mots ne peuvent dire, ni même comprendre », mais Xavier-Marie Bonnot parvient, avec ses mots, à décrire l’une des plus sombres périodes de l’Histoire sur fond de musique et d’art, contraints et fanés par le nazisme.

Berlin, 1932.

Wilhelm Furtwängler est l’un des plus grands chefs d’orchestre allemands. Il dirige l’orchestre philarmonique de Berlin et éblouit son public par son génie virtuose.

1934.

Hitler est chancelier et détient tous les pouvoirs, c’est le début des années noires. Le nazisme s’impose et dépossède les artistes de leur art. Les juifs sont exclus de l’orchestre et contraints de s’exiler. La culture devient politique. La musique devient un véritable instrument de propagande.

Continuer d’exercer son art mais en se soumettant au régime du IIIème Reich ou fuir l’Allemagne ? Pour Furtwängler, ce choix n’a pas de raison d’être.

Mais l’art est-il véritablement au-dessus de la politique ?

La passivité étant souvent interprétée comme un signe d’acceptation et de collaboration, cela pourrait bien lui porter préjudice…

En parallèle, Rodolphe Bruckmann, fils d’une célèbre cantatrice ayant chanté dans les opéras les plus prisés de la capitale, contemple et vit les évènements avec son regard de jeune garçon. La guerre se profile au loin mais lui ne comprend pas. De ses yeux naïfs, il voit tous ces SS qui ont fière allure dans leurs uniformes. Il ne perçoit pas le mal. Lui, ce qu’il veut, c’est devenir le plus grand chef d’orchestre que l’Allemagne n’ait jamais connu. Il a ce don en lui. Les notes lui parlent, le transportent. La musique l’anime depuis toujours et ni la guerre, ni la déportation de sa mère, ni l’absence de père ne parviendront à détruire ses ambitions. Il le sait, il sera le prochain Furtwängler. Le destin de ces deux âmes se croisent et se rejoignent harmonieusement, comme des notes de musique, pour former la plus belle des partitions. Le positionnement de Wilhelm Furtwängler pendant la seconde guerre mondiale est une zone obscure éclairée par la plume de Xavier-Marie Bonnot, qui, par son histoire, écrit l’Histoire.

Des questions surgissent entre un exilé, fils d’une mère déportée à Birkenau et le chef qui a eu les honneurs de Hitler en personne…

Comment Furtwängler a-t-il pu accepter la reconnaissance d’un régime barbare ?

Dans un tel contexte, est-il encore possible de placer l’art au-dessus de la morale ?

À travers ce passé douloureux, les deux hommes vont découvrir que la musique n’est peut-être pas la seule chose qui les unit..

L’auteur :

Écrivain est réalisateur de documentaires, Xavier-Marie Bonnot est l’auteur de nombreux romans parmi lesquels « La Dame de pierre », prix du Meilleur roman francophone au festival de Cognac et « Le Tombeau d’Apollinaire », prix du Roman historique des rendez-vous de Blois.

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Mon avis :

Premier roman de la « Rentrée littéraire 2021, première découverte de Xavier-Marie Bonnot et gros coup de cœur dans ma « Sélection 2021 ». Dévoré en tout juste deux jours, je n’avais pas encore lu de romans sur la Seconde Guerre mondiale axé sur la musique et ce que j’adore dans les livres, c’est découvrir et apprendre. Accessible aux personnes n’ayant pas d’affinité avec la musique, c’est un petit bijou de l’histoire de la musique universelle sous le IIIème Reich. Un des romans fort de la « Rentrée littéraire 2021 » qui apporte un éclairage supplémentaire sur l’histoire de l’Allemagne nazie à travers la musique.

Avant-propos.

1933-1945, la musique devient l’outil de propagande nazie. Wilhelm Furtwängler, chef d’orchestre adulé est aux prises avec sa conscience : l’art de la musique est-il un acte de résistance ou un instrument politique ?

Paris, 6 mai 1954.

Rodolphe Meister, 29 ans, se souvient de son enfance à Berlin sous le IIIème Reich et de l’absence de son père dans sa vie, un père qu’il n’a jamais connu.

Chef d’orchestre reconnu, Rodolphe accepte de diriger Tristan et Iseult au Danemark, remplaçant Wilhem Furtwängler. Une promesse faite à sa mère.

Bayreuth, été 1932.

Au sommet de sa carrière, Christa est attendue au Palais des festivals de Bayreuth pour interpréter Brunehilde. C’est là que Rodolphe, jeune prodige au piano rencontre Wilhelm.

Celui-ci sort d’une entrevue avec Hitler qui veut se servir de sa notoriété pour sa campagne politique tandis que Wilhelm doit faire face aux départs de ses meilleurs musiciens vers des pays acceptant les Juifs exilés.

Rodolphe reproche à sa mère ses absences et ne comprend pas pourquoi elle le met en garde contre l’idéologie nazie.

L’incendie des portes de Brandebourg, les SA, les dénonciations, les autodafés et la victoire d’Hitler adulé par les Allemands… n’est que le début des pires atrocités commises au nom de la race aryenne.

Furtwängler enchaîne les maîtresses et légitime ses enfants tandis qu’Hitler prend le contrôle et qu’une lutte de pouvoir se joue entre Goebbels et Goering pour utiliser Wilhelm. Qui l’aura dans son camp ?

Wilhelm profite de sa position pour aider ses amis juifs à s’enfuir leur évitant l’enfer des camps de concentration et une mort certaine.

Durant l’automne 1938, Christa et son fils parent de Berlin pour Paris. L’Allemagne est à feu et à sang, les pogroms sont monnaies courantes. Fuir est la seule issue pour Christa victime des persécutions contre les juifs à cause d’un de ses ancêtres.

C’est à Paris qu’ils vont trouver refuge, le pays des droits de l’homme tandis que Wilhelm se bat avec sa musique pour seule arme contre la folie nazie.

Une lutte pour sauver la musique universelle et ses grands musiciens peu importe leurs races ou leurs religions.

Rodolphe veut être chef d’orchestre et suis des cours avec un chef d’orchestre juif avant que celui-ci ne soit arrêté.

En 1942, les Allemands perdent sur le front de Stalingrad tandis que la mort de milliers de jeunes Allemands arrive discrètement.

La propagande n’arrive pas à dissimuler sa défaite, le vent commence enfin à tourner. Lire la suite